FRENCH BEE FARM
LA FERME APICOLE FRANÇAISE


Archives "Photos du jour" mois d'Avril 2006


Un peu d'excercice hier matin


23 cm au bas mot


Plus moyen d'aller voir les abeilles

Samedi 1er Avril 2006

Météo : -1 degré et +1 degré au plus chaud de la journée.
Temps couvert avec beaucoup de brouillard

C'est vraiment à désespérer !
Jeudi après-midi, il pleuvait des cordes et la neige avait disparu des routes mais sur le coup de 6 heures du soir, la pluie s'est rapidement transformée en flocons et nous avons subi de nouveau une tempête.
Le vent a soufflé en rafales toute la nuit manquant d'arracher le toit de la maison et ce matin les murs de la maison et des différents entrepots étaient recouverts de neige légère.

Quelle bêtise j'aurai fait si j'avais sorti mes ruches mercredi dernier.
La météo s'est complètement trompée car elle nous annonçait 2 centimètres de neige et nous en avons eu 23.
De nouveau, ce matin, j'ai dû ressortir ma pelle pour dégager les accès des différents bâtiments.
Comment faire de l'apiculture avec des conditions météorologiques pareilles, c'est un véritable casse-tête.
Il y a des fois où c'est vraiment décourageant.
Les années se succèdent et ne se ressemblent pas.
L'année dernière, il faisait bien meilleur et j'avais été obligé de sortir mes ruches en catastrophe car la météo nous annonçait 17 degrés pour le 3 avril.
Nous avons eu ensuite 15 jours de beau temps.


Cette année, avec un peu de chance, je sortirai mes ruches le 8 ou le 10 avril, si tout va bien.
Tout le travail que nous avons fait l'autre jour pour dégager les emplacements est à recommencer car le vent a dû accumuler des congères un peu partout.
Le pire dans l'histoire, c'est que "Environnement Canada" surveille une grosse dépression en formation sur le Colorado qui pourrait bien remonter vers le sud du Manitoba et nous enfouir à nouveau sous des monticules de neige.
Inutile de dire que je surveille la météo de près car il faut absolument sortir les abeilles le plus rapidement possible.
Je croise les doigts et j'espère que cette dépression ira ailleurs.

Le camion est garé devant l'entrepôt (photo du haut) et attend sagement le moment où je me déciderai à charger les ruches.
Impossible de planifier quoi que ce soit car il faut d'abord que la neige fonde.
Comme je l'ai déjà dit, je ne veux pas poser mes palettes sur la neige car les abeilles sont attirées par la clarté et se laissent mourir à l'extérieur.
Déjà qu'au printemps, les populations dimininuent dramatiquement, je ne veux pas amplifier le phénomène.
Nous allons bientôt dépasser les 5 mois d'enfermement et il ne faudrait pas que cela dure éternellement.

Je m'occupe comme je peux en réparant ici, des chasses-abeilles et là, des hausses cassées.
Je continue à nourrir les ruches à l'intérieur du hangar (déjà 800 litres de sirop).
Tout est prêt pour démarrer la saison, j'attends simplement que le bon dieu se décide à nous envoyer du beau temps.

Avec toute cette neige, j'ai dû reporter la livraison du sirop car si le camion recule jusqu'aux citernes, il ne sera pas capable de repartir.
Si tout va bien, celui-ci arrivera mercredi prochain.
J'espère que la neige aura fondu d'ici là au moins en partie.





Si seulement toutes les ruches !!!!!


12 palettes par emplacement

Les premiers pâtés de pollen.

Mardi 4 Avril et Mercredi 5 Avril 2006

 
 

Météo : +1 degré et +9 degrés au plus chaud de la journée.
Temps couvert avec des pointes de soleil

Voilà 2 soirs que je sors mes abeilles.
Je me suis décidé au dernier moment comme d'habitude car il y avait de fortes probablités pour que la température grimpe à 12 degrés mardi.
C'était sans compter avec la fiabilité des météorologues Manitobain qui dans la nuit de lundi à mardi ont fait chuté la température à +8 degrés soit 4 degrés de moins que prévu.
Les abeilles s'en sont fort bien accomodé car le lendemain, des milliers d'abeilles ont pu se soulager l'intestin.

La météo n'est pas extraordinaire mais je fais avec.
Déjà 6 emplacements de 12 palettes et 1 emplacement avec 48 nucs.
La journée, c'est la course car beaucoup de ruches sont très légères et ont besoin d'être nourries.
Je trie les palettes dans le hangar pour éviter d'amener sur les emplacements des ruches mortes qu'il faudra ramener à la ferme plus tard, ça évite de la manutention.
Pour l'instant, j'ai déjà trouvé 40 ruches mortes et ce n'est pas fini.
Toutes les ruches qui sont mortes sont légères comme des plumes.
La cause de la mort ne fait aucun doute.

Je suis satisfait des emplacements car la neige a fondu.
Les autres emplacements qui n'ont pas été déblayés sont recouverts de neige.
J'espère tout sortir d'ici dimanche.

La Rivière Boyne a évidemment débordé, ça n'a pas pris longtemps.
Je suis obligé de faire un grand détour pour accèder à 4 de mes emplacements.
Le Manitoba devrait connaître de graves inondations cette année car la crue de la Rivière Rouge s'annonce très importante.
A "Grand Forks" (Dakota du nord), les inondations sont dramatiques et devraient s'amplifier lorsque la crue arrivera à Winnipeg.
Le débordement de la Rivière rouge est prévu pour le milieu de semaine prochaine.

Quel plaisir de transhumer avec ce swinger.
Pour éviter de me caler dans la boue, je stationne le camion un peu plus loin et le swinger fait le travail.
Même si il y a 500 mètres de distance à parcourir, rien ne vaut le swinger pour se sortir d'un mauvais pas.

Je ne peux pas dire grand chose pour l'instant car je n'ai pas le temps et en plus je suis pas mal fatigué.
Des nouvelles plus détaillées bientôt.




Traces d'humidité


La Boyne continue de monter


Les trois premiers tonneaux plein d'abeilles

Jeudi 6 Avril 2006

Météo : +1 degré et +9 degrés au plus chaud de la journée.
Temps couvert avec des pointes de soleil

Hier soir, j'ai sorti deux autres ruchers et je suis rentré vers 10h30.
J'attends toujours le coucher du soleil pour ouvrir les portes du hangar et pour commencer à charger.
A peine le soleil en dessous de la ligne d'horizon que j'ouvre déjà les portes (19h30).
Quelques abeilles sortent des ruches attirées par la lumière mais rien de bien grave.
Si je perds 30 abeilles au passage, c'est bien le maximum.
Comme je l'ai déjà dit, je n'aime pas me coucher tard et d'autre part la charge de travail est tellement importante pendant la journée qu'il faut absolument que je récupère la nuit.
Jérémy n'est pas là pour m'aider et je dois tout faire tout seul.
A chaque fois que je bouge une palette, je dois descendre du swinger pour vérifier si toutes les colonies sont vivantes ou non, alors forcément ça prend beaucoup de temps.
Rien de comparable lorsque quelqu'un vous aide et vérifie les colonies à votre place, que de temps de gagné.

En début d'après-midi, je pars avec le camion jaune pour faire la tournée des ruches.
Il faut en priorité soigner les plus légères car si le miel vient à manquer, les abeilles ne tiennent pas longtemps.
Je fais un rapide survol de l'emplacement en soupesant l'avant des ruches pour localiser les plus légères.
Je colle un petit morceau de duct tape (scotch) sur le toit de la ruche et je passe à la suivante.
Une fois les ruches localisées, je prépare le matériel à l'arrière du véhicule et je commence à les soigner.
Par la suite et si j'ai le temps, toutes les ruches sont soignées.

Pour donner une impression générale, je pense que les ruches sont en meilleur état que l'année dernière mais il faut rester prudent.
En général, le nombre d'abeilles qui se trouvent dans les ruches est assez impressionnant.
Mon expérience en la matière me dit qu'il vaut mieux attendre une quinzaine de jours pour se prononcer mais mes sentiments penchent plutôt du côté positif que du côté négatif.
Beaucoup d'abeilles meurent les jours suivant leur sortie et la "donne" risque de changer dans les prochains jours, nous verrons bien.

Avec le nombre de tonneaux d'abeilles mortes que j'ai déjà sorti du hangar, je m'attendais au pire.
Sur la photo du bas, on aperçoit les 3 tonneaux que j'ai déjà vidé la semaine dernière mais depuis j'en ai encore rempli deux autres et certainement encore un autre la semaine prochaine pour le nettoyage final du hangar.
Je n'ai jamais autant ramasser d'abeilles mortes de ma vie.

Par curiosité, j'ai démonté une ruche qui était au régime pâté de pollen depuis le 15 mars et j'ai pu constaté avec plaisir qu'il y avait du couvain operculé (environ 1/2 cadre).
Pas de quoi crier victoire mais c'est tout de même un signe.
J'attends, là aussi, de voir les 49 autres ruches pour voir s'il y a une différence.

Les distributeurs de BEEPRO sont sur les emplacements mais les abeilles les ignorent royalement pour l'instant.
La température n'est pas assez haute pour que les abeilles fassent des vols prolongés.
Dans l'immédiat, elles ne sortent que quelques secondes, le temps nécessaire pour soulager leur intestin.
Ma combinaison en sait quelque chose car tous les soirs, elle est recouverte de traces jaunâtres et part à la machine à laver.
Même problème pour le camion jaune qui a maintenant piètre allure.

J'avais un créneau météo de quelques heures aujourd'hui et j'ai dû courrir pour tout finir à temps.
La température était limite et à 16h30, impossible d'aller plus loin.
J'ai quand même eu le temps de soigner toutes les ruches les plus légères et c'est ça le plus important.

Ce soir, pas moyen de sortir des ruches, la météo annonce -10 degrés alors mieux vaut les laisser à l'intérieur.
Je recommencerai demain soir car le week-end est annoncé beau avec un thermomètre qui devrait grimper à +12 degrés.
Il reste encore 150 ruches à l'intérieur du hangar + 50 ruchettes doubles.
C'est un début de saison pas comme les autres car la sortie des ruches traine en longueur.
Je suis tout seul et c'est beaucoup plus long.

Sur la photo du haut, on aperçoit des traces d'humidité sur le couvre-cadre.
La condensation engendrée par la respiration des abeilles au cours de l'hiver crée des conditions favorables à l'apparition de moississures blanchâtres.
Cette moississure est plus ou moins grave en fonction de la force de la colonie et de la puissance de la ventilation à l'intérieur du hangar.


 


2ème emplacement des ruchettes


La ruée vers le pollen


Presque trop d'abeilles


Dimanche 9 Avril 2006

Météo : +1 degré et +13 degrés au plus chaud de la journée.
Temps ensoleillé avec averses pluvieuses en soirée

Ça y est, toutes les ruches sont dehors.
Le hangar d'hivernage est vide et les ventilateurs arrêtés.
La météo est bonne pour les prochains jours et il fallait absolument que les colonies profitent de la douce chaleur qui s'annonce.
Environnement Canada nous prédit un +20 degrés pour la journée de lundi avec en prime un soleil éclatant, incroyable mais vrai !!!
Les nuits sont encore fraîches mais les choses vont en s'améliorant.
La neige fond a vue d'oeil et les emplacements sont pratiquement tous secs.
Au Manitoba, les changements de saison sont très marqués et l'on peut passer de l'hiver au printemps en l'espace de 48 heures, c'est ce qui se produit en ce moment.

Nous avons sorti hier soir les dernières palettes sur les deux derniers emplacements et sommes rentrés à 23h30 contents d'avoir terminé ces virées nocturnes.
Ce n'était pas des emplacements faciles car le swinger a bataillé dur dans un bourbier pas croyable sans jamais rester bloqué.
Le dernier emplacement nous a donné du fil à retordre car une importante congère nous en barrait l'accès.
Armé d'une pelle à neige et de beaucoup d'huile de coude, il a fallut dégager la neige pour aménager une piste praticable, ça n'a pas été facile.
Il aura donc fallu 5 soirées pour venir à bout de ce travail.

Je dis nous car mon employé a commencé son job hier samedi.
Il s'agit de Gerhard qui est d'origine autrichienne et qui vit au Canada depuis maintenant 2 ans.
Gerhard a obtenu son diplôme de maître apiculteur à Warth en Autriche en 2002 et est passionné par les abeilles.
Pour sa première journée de travail, c'était réussi car celui-ci a travaillé onze heures.

L'arrivée de Gerhard permet de passer en surmultiplié car beaucoup de ruches reste encore à soigner.
Toutes les ruches légères sont maintenant équipées de nourrisseur mais il reste encore pas mal de pâté de pollen à distribuer.
Depuis 2 jours, nous courons pour finir ce travail le plus rapidement possible.
La saison au Canada est très courte et il n'y a pas une seconde à perdre.
Toutes les ruches devraient avoir un pâté de pollen d'ici à lundi soir.

Ce soir, nous sommes passés voir un emplacement qui avait été soigné il y a 4 jours et nous avons pu constaté que les pâtés de pollen étaient littéralement pris d'assaut.
J'ai le sentiment que l'ajout de pollen et de miel rend les pâtés beaucoup plus attractifs.

Nous sommes tombés sur des ruches très fortes et très lourdes (voir photo du bas).
Celles équipées de couvre-cadre avec des rebords de 2 cm d'épaisseur ont reçu leur pâté directement sur le couvre-cadre.
C'est une technique nouvelle que je veux expérimenter depuis longtemps et qui devrait fonctionner.
Elle s'applique à des ruches très fortes et très lourdes dont les couvre-cadres sont recouverts d'abeilles.
Dans un premier temps, la ruche n'est même pas ouverte et les abeilles doivent monter sur le couvre-cadre pour accéder au pâté.
Nous verrons bien si ça fonctionne.

Les distributeurs de pollen fonctionne bien et leur fréquentation devrait s'améliorer dès demain car les abeilles ont besoin de chaleur pour voler.
Dans l'immédiat, toujours pas de pollen naturel qui rentre.
La rivière Boyne déborde de partout envahissant la plaine, m'obligeant à faire des détours pas possible.
La situation n'est pas près de s'améliorer car beaucoup de neige reste à fondre.




Découpage des pâtés


Beaucoup d'activités vers les distributeurs


Système pas vraiment génial


Lundi 10 Avril 2006

Météo : +3 degré et +18 degrés au plus chaud de la journée.
Temps ensoleillé, journée d'été.

Quel plaisir de sortir dehors en tee-shirt !!
C'est la première fois depuis plus de cinq mois qu'il fait aussi chaud.
Les abeilles étaient déchaînées et il y avait affluence au niveau des distributeurs et ceci tout emplacement confondu.

Les oiseaux qui chantent dans les arbres et les oies qui passent dans le ciel, tout plein de choses que nous avions oubliées et que nous retrouvons avec délectation.
En l'espace d'une journée, le moral remonte au même rythme que la température.

Gerhard a fait son apprentissage "pâté de pollen" et s'est gratté la tête un bon moment avant d'arriver à couper des pâtés à la bonne dimension.
C'était la première fois qu'il faisait ce genre de travail et il avait plutôt tendance à faire des pâtés trop fins.
Il s'est vite rendu compte que si les pâtés de pollen sont trop fins, les colonies risquent de tomber rapidement en panne de supplément protéinés et au lieu de réapprovisionner tous les 8 jours, il faut y aller tous les 4 jours et c'est une surcharge de travail trop importante.
L'idéal est de faire des pâtés d'environ 500 grammes qui restent un peu plus longtemps dans les ruches.

Les distributeurs étaient pris d'assaut, cet après-midi et j'ai pu faire un petit film vidéo qui est en ligne ici.
Rien de vraiment spectaculaire mais on peut se rendre compte du pouvoir attractif du BEEPRO .

Concernant mes pertes hivernales, j'ai sorti 71 ruches mortes du hangar d'hivernage.
Elles se trouvent actuellement à l'extérieur du caveau d'hivernage et seront bientôt nettoyées.
Cela représente environ 15% de perte mais ce chiffre risque fort de bouger et d'atteindre les 20% d'ici quelques temps.
C'est à quelque chose près, la même chose que l'année dernière.

Les quelques ruches qui ont reçu un pâté de pollen au-dessus du couvre-cadre ont vraiment du mal à s'adapter à ce système.
Les pâtés sont consommés mais beaucoup plus lentement que lorsque ceux ci sont en contact direct avec les abeilles (au-dessus des cadres).
J'ai donc changé mon fusil d'épaule pour reprendre ma vieille méthode du pâté de pollen directement au dessus des cadres recouvert par une coussin isolant, c'est plus prudent.
J'abandonne donc cette méthode.

Au jour d'aujourd'hui, toutes les ruches ont reçu un pâté de pollen voir deux et les plus légères ont été nourries.
Il ne reste que les ruchettes à s'occuper, chose que nous ferons demain si la météo le permet.





Beyrouth après la guerre


Désinfection à la vapeur


Des "nucs" d'enfer

Mardi 11 Avril 2006

Météo : +7 degrés et +14 degrés au plus chaud de la journée.
Temps pluvieux le matin avec larges éclaircies en après-midi.

Il a plu une bonne partie de la nuit et ce matin, le sol était complètement détrempé.
La météo est très bonne pour toute la semaine et les colonies vont pouvoir se développer rapidement.
Ce matin, le temps était maussade et nous sommes restés à la ferme.

Comme on le voit sur la photo du haut, cette hivernage a laissé quelques séquelles au niveau du hangar.
Le dessous des palettes étant inaccessible pendant toute la durée de l'hiver, lorsqu'on sort les colonies au printemps, on trouve forcément des quantités considérables d'abeilles sous les palettes.
De plus, avec la boue qu'il y a devant le hangar en ce moment, j'ai rentré beaucoup de terre à l'intérieur du caveau à cause des allers et venues du swinger.
En dehors d'une odeur forte de fermentation et de moisi, des monticules d'abeilles et des débris de toutes sortes jonchaient le sol, il devenait donc urgent de procéder au grand nettoyage.

J'ai donc remis le laveur haute pression en route et nous avons mis pratiquement la matinée à nettoyer ou plutôt à désinfecter le local.
A midi, le local sentait à nouveau le propre.

En tout cas, c'est la première fois en 7 ans que je remplis à ras bord 6 tonneaux de 300 litres d'abeilles mortes.
Le volume d'abeilles mortes semblent important mais les colonies sont en très bon état.

Cet après-midi, à la faveur d'une éclaircie, nous sommes partis contrôler les ruchettes sur le premier emplacement.
Les grilles à reine ont fonctionné parfaitement puisque chaque reine se trouvait dans son compartiment.
Nous avons donc vérifié la présence de couvain dans chaque compartiment puis séparer les colonies en installant un couvre cadre individuel sur chaque ruchette.

Les colonnies sont donc maintenant séparées et ne peuvent plus communiquer comme avant.
Elles suivent désormais leur propre chemin en utilisant chacune leur entrée particulière.
J'étais vraiment impressionné par le nombre d'abeille dans chacun des compartiments.
Certaine ruchette nous ont vraiment donné du fil à retordre en particulier lors de la sortie du premier cadre.
Les planchers des ruchettes sont secs et ne présentent aucune trace de moisissure.
Les fonds sont propres et débarassé des cadavres des abeilles mortes.
Il y a tellement d'abeilles qui grouillent dans chaque ruchette que le ménage à la sortie de l'hiver n'a pas traîné.
Ça fait chaud au coeur de voir une réussite pareille.
Si seulement les grosses colonnies pouvaient ressembler au ruchette, ça serait parfait..
Je vais être bientôt fixé car nous allons avec Gerhard commencé à vérifier les ruches début de semaine prochaine si la météo est clémente.

 





Les abeilles déchiquètent le papier aussi


Collecte du sirop d'érable


Support pour pistolet à sirop

Mercredi 12 Avril 2006

Météo : +5 degrés et +12 degrés au plus chaud de la journée.
Temps couvert le matin puis dégagement en après-midi.

Il faisait frisquet ce matin et nous nous sommes bien gardés d'aller ouvrir des ruches.
Nous poursuivons notre grand nettoyage de printemps car toute la ferme en a bien besoin.

Gerhard se concentre sur les différents contenants que j'ai utilisés pour nourrir les colonies ces dernières semaines.
Pas moins de 100 bouteilles en verre et 500 pots de miel à nettoyer ces jours prochains.
Pas une mince affaire car il y a aussi les 500 couvercles plastiques correspondants.
Viendra ensuite le temps de préparer les ruches pour le transvasement des ruchettes.

Cet après-midi, nous sommes partis contrôler le deuxième emplacement de ruchettes.
Il faisait bien meilleur que ce matin et vers 3 heures de l'après-midi, le soleil cognait même très fort.
Nous avons mis plus de 5 heures pour contrôler toutes les ruchettes et sommes rentrés à 18h30 complètement crevés.
Le deuxième emplacement est aussi puissant que le premier.
Des abeilles de partout à tel point qu'on se demande même s'il ne faudrait pas transvaser dès la semaine prochaine (les plus grosses).
Depuis hier, nous portons une attention toute particulière aux quantités de nourriture qui sont stockées dans les rayons.
Avec le nombre d'abeilles important et les plaques de couvain qui grossissent de jour en jour, il ne faudrait pas que ces colonies manquent de provisions.
Je rappelle que ces colonies sont sur 4 cadres et que l'espace réservé aux provisions n'est pas énorme.
Nous avons compté 86 colonies vivantes et en pleine forme ce qui porte le nombre de ruchettes à 170.
J'ai donc perdu 30 ruchettes au cours de l'hiver ce qui représente 15% de perte.

J'ai besoin de savoir assez rapidement le nombre de colonies dont je dispose pour connaître ma production approximative.
La coopérative des producteurs de miel "BEEMAID" à Winnipeg nous demande chaque printemps quelle sera notre production pour la saison qui vient, ceci en prévision de ses futures ventes .
C'est toujours un exercice périlleux car beaucoup de facteurs rentrent en jeu et notamment la météo que nous ne contrôlons pas et qui peut être excécrable pendant toute la floraison du colza.
Malgré çela, je table toujours sur un minimum de 200 livres par ruche car c'est ce que je produis régulièrement.

Sur la photo du haut, on aperçoit très bien les tâches blanchâtres qui délimite le pourtour du papier sur lequel je dispose mes pâtés.
Les abeilles n'aiment pas beaucoup ce papier et s'empressent de le déchiqueter.
Tous les morceaux de papier finissent en dehors de la ruche.
Rien n'arrête les abeilles !!!

J'étais fatigué de ramasser mon pistolet à sirop par terre.
J'ai donc inventé un système de poteau que je plante dans le sol là où je suis (photo du bas).
Au sommet du poteau, j'ai soudé un morceau de fer recourbé vers le haut sur lequel je suspends mon pistolet à sirop, cela m'évite de me baisser sans arrêt.





Trop chaud


Monstre activité

Samedi 15 Avril 2006

Météo : +6 degrés et +24 degrés au plus chaud de la journée.
Temps ensoleillé.

La météo nous gâte en ce moment.
Trois jours consécutifs avec des températures dans les 20 degrés celsius, quelle chance !
Je ne sais pas ce que l'avenir nous réserve mais en tout cas, les abeilles en profitent.
Depuis hier, les pelotes de pollen rentrent par millier et les rayons changent de couleur.
Les entrées de vol sont débordantes d'activité et les distributeurs sont complètement désertés.
Ce qui est étonnant, c'est que le pollen a commencé à rentrer en premier au bas de l'escarpement, c'est à dire 150 mètres plus bas.
Sur la montagne, le pollen n'est devenu disponible que le lendemain.
La différence au niveau de la fréquentation des distributeurs entre le bas et le haut de la montagne Pembina était flagrante car nous avons soigné des ruches aux deux endroits le même jour et nous avons remarquer cela très facilement.
Aujourd'hui, le pollen abondait partout et les abeilles avaient tendance a faire la barbe.

Je poursuis mes visites de ruches pour contrôler la ponte et voir l'état des colonies.
Comme chaque année, je note quelques ruches faibles qu'il faut renforcer et certaines colonies dont il vaut mieux se débarasser.
Les colonies qui sont faibles (moins de trois cadres d'abeilles) et dont la reine pond correctement sont identifiées au moyen d'un morceau de duct tape collé sur le toit.
A l'aide d'un feutre indélibile, j'inscris les deux lettre "AR" pour "A Renforcer" et dès que je dispose de couvain, je m'empresse de les renforcer.
Les abeilles sont impitoyables puisque lorsqu'une colonie est trop faible, elles est systématiquement pillé.
J'en ai encore ramené deux aujourd'hui.

Dans l'ensemble, les colonies se portent bien, bien mieux que l'année dernière.
Non seulement les ruchettes sont de force égale et n'ont pas besoin d'être renforcées mais les grosses ruches, elles aussi, sont fortes.
Sur 200 ruches visitées dans l'immédiat, je n'ai noté que 15 ruches faibles qu'il faudra aider dans les jours prochains.

Je pense pouvoir sortir suffisament de couvain dès la fin de semaine prochaine pour pouvoir compenser toutes les ruches faibles.
Je dois dire que c'est la première fois que cela arrive, c'est de bonne augure.

J'ai fait un petit film sur les abeilles au trou de vol, il est disponible ici.





Tableau excel


Des couvercles à la pelle


Couvain réchauffé


Lundi 17 Avril 2006

Météo : +8 degrés et +18 degrés au plus chaud de la journée.
Temps mitigé avec du soleil et des nuages, plutôt couvert en AM

Pas vraiment de chance avec la météo.
Le soleil n'a fait que de brèves apparitions et les nuages ont pris le dessus une bonne partie de l'AM.
Heureusement pour moi, la température était au rendez-vous et j'ai pu me rendre aux ruches.
A vrai dire, j'ai passé mon week-end de Pâques, le nez dans mes ruches.
Trois ruchers en trois jours, voilà le programme de mon week-end.
La météo était bonne et je n'ai pas voulu manquer l'occasion d'avancer un peu mon travail.
Au jour d'aujourd'hui, j'ai visité 260 ruches et il me reste encore 3 ruchers à vérifier soit à peu près 150 ruches.

Le nombre des ruches varie beaucoup au cours d'une saison apicole.
En pleine production, toutes les boîtes sont remplies d'abeilles pour pouvoir produire le plus de miel possible mais en début d'année, les ruches mortes s'amoncellent dans un coin du hangar pour être réparées et nettoyées.

C'est toujours comme ça en apiculture et bien souvent le nombre de ruches baisse de manière vertigineuse.
Il ne faut pas croire que le nombre de ruches reste le même en permanence car c'est une erreur.
L'apiculture intensive, c'est savoir garder les meilleures colonies et multiplier ses ruches à partir justement des meilleurs éléments.
Un de mes meilleurs amis dit que le total des pertes au cours d'une année apicole peut atteindre les 45% et je crois qu'il n'a pas tort.
Entre les ruches orphelines à l'automne et les pertes hivernales, plus les ruches trop faibles au printemps pour pouvoir faire quelque chose, ce sont des dizaines de ruches, voir des centaines qui partent à la casse.
Ça parait difficile à croire mais c'est la vérité.

L'apiculteur passe son temps à jongler avec ses boîtes d'abeilles.
Il faut se débarrasser des mauvais éléments et reconstruire à partir des meilleurs.
Les colonies mortes ou trop faibles sont repeuplées avec des ruchettes qui possèdent de jeunes reines capables d'amener rapidement leur colonie au niveau requis pour produire correctement.

Je ne garde que des colonies faibles qui peuvent être sauvées et dont les reines sont parfaites.
Inutile de garder des ruches qui vivotent surtout si l'on produit des ruchettes avec de jeunes reines dynamiques.
Je ne m'embarrasse pas de sentiments lorsqu'il faut me séparer d'une colonie.
Chaque année, je prépare 200 ruchettes en prévision justement de toute ces pertes et c'est bien rare si toutes mes ruches ne sont pas peuplées au 1er juillet.
C'est le lot commun de tous les apiculteurs qui cherchent à rentabiliser leur outil de travail.

La photo du haut représente un tableau excel que j'utilise en permanence.
Ce tableau a évolué au cours des années et permet de m'organiser efficacement.
Je n'ai pas une mémoire d'éléphant, loin de là, et j'ai besoin d'un tableau qui me donne des points de repères au niveau du suivi de mes ruches.
Sur le tableau mutilicolore du haut, chaque ligne représente un rucher et les croix sont positionnées par rapport à la date de la visite.
D'un seul coup d'oeil, je peux voir si tous les ruchers ont été visités et à quelle date.
Je peux savoir depuis combien de temps un rucher attend et s'il n'a pas priorité par rapport à un autre.

Le tableau intermédiaire permet de savoir le nombre de cadres prélevés en fonction de la date et de l'emplacement.

Et le tableau du bas, le nombre de ruches à renforcer dépendant de l'endroit et de la date aussi.

Gerhard revient demain et si le temps le permet, nous essayerons de faire 2 emplacements dans la même journée.






Construction dans nourrisseur


Prise au piège


depuis 24 heures


Jeudi 20 Avril 2006

Météo : +8 degrés et +18 degrés au plus chaud de la journée.
Temps mitigé avec du soleil et des nuages, plutôt couvert en AM

Après une journée de pluie, nous retrouvons enfin le soleil et la chaleur.
Avec les averses que nous avons eues hier, l'herbe a commencé à verdir et le paysage change d'aspect radicalement.
Les seuls champs qui sont verts sont ceux qui ont été semés avec du blé d'hiver, on les repère de loin.
La rivière Boyne a baissé à certains endroits et il est maintenant possible de rejoindre les ruchers de l'Est très facilement.

Nous avons terminé notre première tournée des ruchers cet après-midi et le bilan est très positif.
Jusqu'à aujourd'hui, nous avons prélevé 56 cadres de couvain pour renforcer certaines colonies en retard.
Ce soir, il me reste seulement 8 colonies à renforcer, autant dire rien du tout car vu le nombre de ruches fortes que nous avons découvert ces jours derniers, il n'y a aucun souci à se faire.
C'est la première fois en 7 ans que je vois une chose pareille.

Il n'y a pas eu, comme les autres années, d'effondrement de population.
Les ruches sont restées fortes et les ouvrières ont poussé les reines à pondre comme jamais je ne l'ai vu.
Je ne sais pas ce que l'avenir nous réserve mais je pense que la saison se présente très bien.
Je m'attends à une explosion des colonies ces 2 prochaines semaines avec les prochaines naissances.
Vu le nombre de cadres de couvain et la force des colonies, nous n'aurons pas de mal à trouver du couvain pour démarrer nos élevages et nos nucléis.
Je m'attends même à transvaser les ruchettes plus tôt que prévu (aux alentours du 1er mai).
Au rythme où vont les choses et sous réserve que le beau temps continue, le pissenlit pourrait bien fleurir en avance.

Je n'ai rien changé à ma manière de travailler et force est de constater que les ruches sont méconnaissables comparativement aux autres années.
Très peu de ruches faibles (entre 2 et 5 par emplacements) mais beaucoup de ruches fortes qui ne nécessitent aucune intervention spéciale de ma part, autrement dit des ruches qui peuvent se débrouiller toutes seules.

La seule chose que j'ai modifiée, c'est l'ajout de pollen naturel (8%) et de miel dans ma recette de suppléments protéinés et c'est, je pense, la clef de l'énigme.
Quelle différence et quel début de saison en fanfare !!!

"Marc Nichol" m'avait prévenu l'année dernière lorsque je suis allé visiter sa ferme.
Le comportement des colonies change du tout au tout selon l'alimentation qu'on leur fournit au printemps et je crois qu'il ne s'était pas trompé.
Marc Nichol produit du pollen naturel et en vend, il produit également des pâtés de pollen prêts à l'emploi et en utilise bien entendu sur ses propres colonies (voir mon journal du 27 juin 2005)..
Depuis qu'il se sert de ces pâtés de pollen, il a vu une nette amélioration dans l'évolution de ces ruches.

Pour résumé, c'est comme si mes colonies avaient un mois d'avance.
Rien à voir avec les années précédentes, un changement qui tient du miracle, je dirais même plus un virage à 180 degrés.
Les ruches sont belles et vont bientôt être à l'étroit.
Il va falloir doubler les corps de ruches beaucoup plus rapidement que les autres années car la nouvelle génération d'abeilles arrive très vite et la population des ruches va augmenter considérablement ces jours prochains.

Inutile de dire qu'après l'hiver que je viens de passer (cad mes nourrissements continuels pendant tout le mois de mars et 6 tonneaux d'abeilles mortes), je suis vraiment soulagé et content du résultat, je dors comme un bébé.

Voilà 2 semaines que je me doutais qu'il se passait quelque chose sur ce rucher (photo du milieu et du bas) et nous avons eu ce soir la réponse.
Une moufette est venu se prendre dans mon piège, attirée par l'odeur de sardine.
Elle a bien essayé de gratter la terre autour de la cage en pensant qu'il était possible de s'échapper en creusant un trou mais peine perdue, la cage est résistante et lorsque la porte se ferme, elle se ferme définitivement.
C'est un joli animal mais c'est une véritable plaie pour les ruchers.
L'animal revient tous les soirs et harcèle continuellement les colonies en grattant les entrées de ruches.
Le manège dure des heures entières car la moufette passe de ruche en ruche jusqu'à ce qu'elle obtienne ce qu'elle veut, c'est à dire des abeilles.
Les colonies perdent patience et deviennent agressives.
Le développement des colonies peut être gravement affecté par ces visites nocturnes continuelles et l'apiculteur est obligé de réagir s'il ne veut pas perdre ces colonies.
Celle là en tout cas, ne me dérangera plus.







Bon pour la poubelle


Préparation du support


Grillage de remplacement


Dimanche 23 Avril 2006

Météo : +9 degrés et +21 degrés au plus chaud de la journée.
Temps mitigé avec du soleil et des nuages, plutôt couvert en AM

La journée d'hier était magnifique avec plus de 20 degrés C au programme.
Nous sommes allés soigner les ruchettes sur les deux emplacements.

J'avais pour l'occasion chargé le "remplisseur de cadres" sur le camion jaune pour donner aux colonies un cadre de sirop à la place des nourrisseurs cadre.

En ce moment et avec la chaleur qu'il fait depuis deux ou trois jours, les reines ont besoin de place pour pondre et ce n'est pas dans les nourrisseurs cadre que celles-ci vont pondre.

Nous avons donc passé l'après-midi complète pour tout contrôler (6 heures pour 170 ruchettes).
Tous les nourrisseurs ont été retirés puis remplacés par un cadre de sirop rempli à la machine.

La plupart des ruchettes étaient lourdes et n'avaient pas besoin d'être ravitaillées mais nous avons quand même utilisé toute la réserve de sirop pour compléter certains cadres trop légers.

Cette machine est très pratique car elle permet de compléter les cadres jusqu'à ras bord.
Avant de partir sur les ruchers, le sirop est préalablement chauffé.
Il peut ensuite être projeté très facilement à l'intérieur des cellules.
A venir un petit film sur l'utilisation de cette machine.......

Dans tous les compartiments 4 cadres, je contrôle le cadre de rive en premier, c'est celui qui contient les provisions.
Très souvent, ce cadre contient du pollen frais que les abeilles viennent de ramasser.
Impossible de remplacer ce cadre par un autre car les abeilles ont absolument besoin de pollen frais.

Dans la majorité des cas, le pollen est accompagné de miel, parfois même de beaucoup de miel mais il arrive parfois que ces cadres de pollen soient très légers.
C'est la raison pour laquelle, je me sers du "remplisseur de cadres" pour remplir le cadre de sirop instantanément sans endommager le pollen.
Une fois le sirop consommé, les ouvrières retrouveront leurs pelotes de pollen dans le même état et ceci dans un laps de temps très court.

Dans un espace restreint comme une ruchette 4 cadres, chaque place à son importance.
En ce moment, les ruchettes explosent au niveau population et il faut à tout prix leur laisser suffisamment de nourriture.
Tant que celles-ci ne sont pas transvasées dans des grosses ruches avec beaucoup de provisions, il y a toujours un risque de famine.

Hier, j'ai pu emprunter à la coopérative BEEMAID, l'appareil qui permet de souder les cercles grillagés au couvercle des nourrisseurs en plastique de 15 litres.
La particularité de ce fin grillage est de retenir le sirop à l'intérieur du nourrisseur lorsque celui-ci est retourné par dessus la ruche, il permet également aux abeilles d'introduire leur langues à travers les mailles et de lécher le sirop.
Le problème avec ces grillages extrèmement fin , c'est que les abeilles les propolisent dès que les nourrisseurs sont vides.
Il faut donc les changer régulièrement car à force, le sirop ne s'écoule plus du tout.

Je retire tout d'abord le vieux grillage à l'aide d'une pince et d'un tournevis (photo du haut) et ensuite je nettoie la surface du support avec une brosse métallique montée sur une disqueuse (photo du milieu).
La surface de contact avec le nouveau grillage doit être très propre pour une meilleure adhérence.
Il faut donc éliminer toutes traces de sirop, propolis ou autre morceau de grillage et la manière la plus eficace, c'est la brosse métallique.

La coop ne vend malheureusement que des morceaux de grillage inoxydable carrés qu'il faut donc recoupé.
A l'aide d'une cisaille à métaux, il suffit donc d'arrondir les angles pour ensuite procéder à l'opération finale, c'est à dire le soudage.

La suite demain.





Marque à feu électrique


Partie chauffante


En cours d'opération


Lundi 24 Avril 2006

Météo : -1 degré et +8 degrés au plus chaud de la journée.
Temps ensoleillé avec beaucoup de vent

La température a fait une chute vertigineuse tout le long de l'après-midi d'hier passant de plus de 20 degrés à -1 degrés en soirée.
Pire que ça, la pluie qui tombait s'est transformée en neige et vers 8 heures du soir, il faisait tempête.
Tout cela est bien normal puisque nous sommes au Manitoba.

Je ne me fais pas trop de souci pour les ruches car il y a beaucoup d'abeilles à l'intérieur et elles se tiennent chaud.
Ce matin, le sol était recouvert d'une fine péllicule de neige qui avait heureusement disparu vers dix heures du matin.

Toute la journée, le thermomètre n'est jamais monté plus haut que 8 degrés.
Il était bien entendu impossible d'ouvrir les ruches, nous sommes donc restés à la ferme pour avancer notre travail.
Gerhard s'occupe en fait du nettoyage des ruches crevées pendant que je m'affaire à construire des nucléis quadruples supplémentaires.
J'ai l'intention de produire 100 reines à la fois et il me faut 13 nucléis quadruples de plus.
Si tout va bien, la saison d'élevage devrait démarrer d'ici une quinzaine de jours si la météo reste clémente.
Il est évident que si nous avons une tempête de neige au mois de mai comme les 3 années précédentes, cela risque bien de compromettre mes plans, nous verrons bien.

Avec Gerhard, nous avons déjà trouvé 3 ruches souches exceptionnelles sur lesquelles je vais prélever des oeufs.
Il me faut maintenant des ruches éleveuses et du couvain en masse pour peupler les nucléis quadruples.
Je croise les doigts en espérant cette fois-ci avoir de la chance.

Sur les deux premières photos, on aperçoit l'appareil qui permet de souder les grillages sur les couvercles des nourrisseurs.
Il s'agit en fait d'une marque à feu électrique classique du même type que celle qui grave les noms des compagnies sur les palettes ou sur les ruches à la différence près que celle-ci est ronde et au format du grillage.

Le préchauffage dure à peu près 10 minutes.
Une fois chaud, l'opération qui consiste à noyer les bords du grillage dans le plastique ne dure que quelques secondes.
Il ne faut surtout pas appuyer sur l'appareil car celui-ci passerait facilement à travers le couvercle.
Le plastique fondant se répartit tout autour de l'appareil et vient souder le grillage.
Il faut ensuite rapidement placer son doigt au centre du grillage pour le maintenir en place et attendre que le plastique refroidisse.
En quelques secondes et en soufflant dessus de l'air froid, le tour est joué.
Le nourrisseur est reparti pour quelques années de loyaux services.





Beau travail


Transvasement du sirop

Jérémy est de retour

Mardi 25 Avril 2006

Météo : +3 degrés ce matin et +17 degrés au plus chaud de la journée.
Temps ensoleillé

Quelle belle journée !
Du soleil à revendre et une douce température, l'idéal pour travailler sur les ruches.
Nous sommes partis vers 10 heures ce matin pour vérifier un rucher.
C'est le début de notre tournée générale c'est-à-dire que nous repassons par la case départ.

Cette fois-ci, nous insérons les lanières de checkmite contre la varroase ainsi qu'une première volée d'antibiotiques pour la loque américaine.
La saison débute très fort et les ruches se développent à toute vitesse.
Sur un rucher de 42 ruches, nous avons prélevé 26 cadres de couvain.
A la vitesse où ça va, nous allons poser les hausses à la prochaine tournée, c'est sûr.

Nous avons vu des colonies en pleine santé et débordantes de couvain operculé sur le point d'éclore.
Il ne me reste que très peu de ruches à renforcer (4 en tout) et nous allons pouvoir utiliser le couvain pour démarrer nos élevages.
Tout se précipite comme chaque année.
Il faut finir de nettoyer les ruches car les ruchettes attendent d'être transvasées mais en même temps, il faut terminer la fabrication des ruchettes quadruples car la saison d'élevage commence.
Par dessus ça, il faut s'occuper des ruches, des différentes applications médicamenteuses et équilibrer les colonies.
De quoi s'occuper 12 heures par jour.

Grosse surprise l'autre jour avec une découverte pas très réjouissante.
Les 3.500 litres de sirop que j'ai reçus il y a une quinzaine de jours ont commencé à figer à l'intérieur de la cuve.

Lorsque le camion est arrivé pour livrer sa marchandise, j'ai complètement oublié de mélanger 18% d'eau au sirop comme je le fais d'habitude.
Résultat : celui-ci a complètement perdu sa transparence pour se transformer en un gel assez épais.
Impossible de le pomper dans la citerne de 1000 litres qui se trouve sur le camion jaune avec ma pompe habituelle.

J'ai donc utilisé les grands moyens en installant la pompe MOINO.
Il a fallu transvaser tout le sirop dans la cuve carrée qui elle, est équipée d'un système de réchauffage et d'un brasseur.
C'était l'unique solution sinon, pas de sirop !!!!!
Cette pompe MOINO est vraiment increvable, rien ne l'arrête, pas même un sirop très visqueux.
Le transvasement a duré une bonne partie de l'après-midi et en fin de journée, j'ai pu mettre en route la résistance électrique.
Le surlendemain, le sirop était à nouveau liquide et pouvait être pompé.

Jérémy est de retour et m'a donné un premier coup de main hier soir.
Nous sommes allés chercher les 17 ruchettes doubles qui vont être transvasées ce vendredi.
Nous les avons installées à l'arrière du camion jaune sur trois étages.
C'est la première fois que je transportais autant de ruches dans ce camion.
Il faut dire que j'ai installé des ridelles de chaque côté qui sont équipées de renforts latéraux sur lesquels je peux accrocher des sangles.
Vraiment pratique pour transhumer quelques ruches !!!

Jérémy, en tout cas, était content de retrouver l'air pur de la campagne après avoir passé toute cette année universitaire à Winnipeg.
Il en a même profité pour se faire piquer 2 fois de suite.





Toile dans le brouillard


Du pain sur la planche


Des artistes peintres


Dimanche 30 Avril 2006

Météo : +8 degrés ce matin et +12 degrés au plus chaud de la journée.
Temps couvert et pluvieux

Beaucoup trop de travail cette semaine pour pouvoir écrire quoi que ce soit.
Je n'ai pas ouvert mon ordinateur de la semaine pour la simple et bonne raison que les abeilles nous en hdemandent trop.
Gerhard n'a jamais autant ouvert de ruches de sa vie autant pour le nettoyage de celles-ci que pour rechercher du couvain dans les plus populeuses.
En trois jours, nous avons ramassé 85 cadres de couvain soit l'équivalent de 8 boîtes complètes pleines à craquer d'abeilles.
Les ruches ont une croissance exponentielle et ça m'inquiète beaucoup.
Rares sont les colonies dans lesquelles nous ne prenons pas de couvain.

Je n'ai jamais vu autant de plaques de couvain operculé dans mes ruches.
Je peux dire sans me tromper que les colonies sont prêtes à produire mais le problème est que justement il n'y a rien à produire.
Les fleurs ne sont pas là et avec le nombre d'abeilles qu'il y a dans les ruches, les provisions diminuent à vue d'oeil.

Le pissenlit pousse ici et là sur les talus ou dans des endroits très chauds mais rien de spectaculaire pour l'instant, pas de quoi alimenter une colonie.
Dans l'immédiat, les colonies dépendent de nous complètement, c'est la raison pour laquelle nous laissons un nourrisseur cadre rempli de sirop à chaque fois que nous prélevons un cadre de couvain.
Nous choisissons un cadre de couvain avec le maximum d'abeilles pour soulager la colonie et nous installons un nourrisseur cadre sur le côté de la ruche que nous remplissons copieusement de sirop.
En même temps, nous insérons une lanière de check-mite, l'antibiotique et nous refermons.

Au rythme où nous travaillons, il nous faut environ 2h30 pour visiter 45 ruches, c'est beaucoup plus que d'habitude.
Nous perdons beaucoup de temps à chercher les reines car deux ruches sur trois ont besoin d'être allégées donc avant de prélever un cadre, nous devons localiser les reines et avec le nombre d'abeilles qu'il y a dans les ruches en ce moment, cela prend beaucoup de temps.

Vendredi, nous avons commencé à transvaser les ruchettes (34 dans l'immédiat) et le reste devrait suivre d'ici quelques jours.
C'est pratiquement 20 jours en avance par rapport à l'année dernière (du jamais vu).
Depuis hier, la météo est mauvaise et ne nous permet pas d'intervenir et je me fais du souci.

Pas moyen de finir notre traitement anti-varroa ni même l'antibiotique.
Il reste 200 ruches à visiter et 150 ruchettes à transvaser soit environ 4 jours de travail mais si la pluie persiste, nous ne pouvons rien faire.

Les prévisions météo d'"Environnement Canada" sont couvertes de nuages et d'éclairs jusqu'à mercredi prochain, rien de bien réjouissant.
C'est garanti, dimanche prochain, il faudra certainement travailler.

Comme on le voit sur la photo du milieu, le hangar d'hivernage est pas mal encombré en ce moment.
Les ruches prêtes à être peuplées attendent sagement notre bon vouloir.
J'aurai préféré vider le local au fur et à mesure mais avec le mauvais temps, les ruches s'accumulent.
Il reste encore 2 palettes de 12 ruches à gratter et le nettoyage de printemps sera terminé.
Grand merci à Gerhard qui a fait du bon boulot !

Les ruchettes quadruples sont quasiment prêtes grâce à mes deux artistes peintres qui se sont bien amusés à dessiner des symboles.
Au bout de 52 faces de ruches, je dois dire que mes enfants étaient en panne d'imagination.

Les 4 straters sont prêts et devraient recevoir les premières cupules d'élevages d'ici à mardi prochain.
Dix jours plus tard, nous peuplerons les ruchettes quadruples pour introduire nos cellules.
J'espère obtenir mes premières reines fécondes d'ici à la fin mai ou début juin mais d'ici là, les choses peuvent radicalement changer.
En apiculture, mieux vaut ne pas faire de plans trop précis car bien des choses peuvent varier en particulier la météo.