FRENCH BEE FARM
LA FERME APICOLE FRANÇAISE


Archives "Photos du jour" mois d'Octobre 2004







Vendredi 1er Octobre 2004

Météo : Minimum de -3, maximum de 6.
Grand soleil toute la journée avec beaucoup de vent.

Hier jeudi, nous avons fini d'extraire mais au préalable il a fallu déboucher les tuyauteries qui étaient complétement obstruées par du miel cristallisé.
Pour ce faire, j'ai utilisé un raccord rapide de 2 pouces sur lequel j'ai installé un raccord d'air comprimé.
J'ai ensuite roulé le tuyau à l'intérieur d'un maturateur pour pouvoir le chauffer.
Abdel a rempli le maturateur avec de l'eau très chaude et mis le tuyau sous pression.
En cinq minutes, le bouchon de miel était évacué à l'extérieur.

J'ai acheté un refractomètre électronique pour la prochaine saison.
Ce réfractomètre est fabriqué par une compagnie japonaise (atago) dont le site internet est très intéressant (voir le site) et disponible en français.
L'analyse de l'échantillon ne dure que trois secondes, et tient compte automatiquement d'un indice de compensation en fonction de la température ambiante.
C'est un instrument très performant, assez honéreux mais indispensable dans une miellerie moderne.
L'appareil est étanche à l'eau et peut donc être lavé sous le robinet d'eau.
Il suffit de mettre un échantillon de miel sur le prisme et d'appuyer sur le bouton "Start".
Le degré d'humidité s'affiche en l'espace de trois secondes.
L'appareil doit être posé à plat pour recevoir l'échantillon (environ 0,3 ml).
Grâce à un écran cristaux liquide, le résultat de l'analyse s'affiche clairement.
Les erreurs de lecture ou d'interprétation ne sont désormais que de mauvais souvenir.
J'ai fait mes premiers essais hier lors de notre dernière extraction et je dois dire que je suis assez impressionné par la facilité d'utilisation.
Il n'est pas incassable mais peut facilement rester dans une poche.

Nous avons nourri les ruchettes ce matin.
Il ne faisait vraiment pas chaud et pour tenir le pistolet à sirop, il fallait une bonne paire de gants.
Le nourrissement des ruchettes sera fini courant semaine prochaine.

Nous sommes allés récupérer des pneus pour mettre sur 4 emplacements au sud de Lourdes.
Le vent soufflait tellement fort cet aprés-midi que j'ai préféré mettre quelques chose sur les toits pour les maintenir en place.

Les travaux reprennent normalement lundi à la miellerie avec la pose de l'isolation et le revêtement intérieur.










Samedi 2 Octobre 2004

Météo : Minimum de -2, maximum de 13.
Grand soleil toute la journée.

Les ouvriers devraient débarqués lundi matin pour commencer les aménagements intérieurs de la miellerie.
De notre côté, nous débutons le nettoyage des machines lundi matin avec Abdel et nous espérons pouvoir déménager les machines dès que possible.
Une entreprise est venue cette semaine installer les gouttières de la miellerie.
Les gouttières au Canada sont appellées "des dalles" et la fabrication de ces "dalles" est très particulière.
C'est un procédé spécial qui évite les soudures multiples puisque la goutière est fabriquée sur place à la longueur voulue.
Une fois fabriquée, il n'y a qu'à mettre en place les parois latérales de chaque côté et percer les trous qui recevront les descentes d'eau.
La machine (voir photo) qui permet de fabriquer les gouttières se trouve à l'arrière d'une fourgonnette et n'est en fait qu'une plieuse à métaux.
Les ouvriers peuvent fabriquer n'importe quelle longueur de gouttières, il n'y a pas de limite puisque la machine est alimentée par une feuille d'aluminium en rouleau.
La feuille passe à l'intérieur de la machine très lentement, elle est pliée à la bonne forme puis resort de l'autre côté sur des servantes d'atelier.
Il n'y a pas de fuite puisque qu'il n'y a aucune soudure.

Les photos du bas représente la vanne pour remplir les tonneaux.
On aperçoit le miel de sarrasin qui s'écoule depuis la cuve principale jusque dans le tonneau.

Je n'avais pas grand chose à faire aujourd'hui puisque l'essentiel du travail est fait.
Il restait une ruche orpheline à remérer et j'ai profité de la chaleur en début d'après-midi pour récupérer une ruchette et faire le nécéssaire.
Les abeilles étaient très actives et j'ai toutes les raisons de penser que les nourrisseurs sont entrain de se vider rapidement.
Les températures sont fraîches le matin puisqu'il gèle mais le soleil réchauffe l'atmosphère assez vite et les abeilles peuvent s'envoler.
J'ai ouvert une ruche cet après-midi et j'ai pu constater que la reine pondait encore.
L'idéal serait d'avoir de la chaleur pendant une quinzaine de jours pour que les reines continuent de pondre.
Plus les abeilles sont jeunes dans une colonie, plus facile est l'hiver.










Dimanche 3 Octobre 2004

Météo : Minimum de 5, maximum de 6.
Grand soleil toute la journée.

Rien de spécial aujourd'hui non plus concernant les abeilles puisque je suis resté à la maison pour faire de la paperasserie.
Avec tout ce retard pris pendant l'été, je ne suis pas arrivé à tenir à jour ma comptabilité.
Il faut de temps en temps faire le point et les prochains jours me permettront d'avancer dans ce travail.
La comptabilité n'est pas mon sport favori mais c'est un impératif lorsqu'on veut gérer une ferme.

J'attends toujours des informations complémentaires concernant l'achat de ma prochaine machine aux États-unis.
Le bon de commande est prêt mais j'attends encore des photos de ce déshumidificateur ainsi que le poids et d'avantage d'informations au niveau technique (température de fonctionnement, capacité de la pompe et débit).
Je ne manquerai pas de diffuser des photos le moment venu.
Dans l'immédiat, je ne dispose que d'une photo faxée, autant dire que la qualité laisse à désirer.

Je suis assez content de la fréquentation de mon site puisque 486 personnes sont venus voir la Ferme Apicole Française et ont parcouru 2.359 pages au mois de septembre.
La page accueil rassemble le plus de suffrages avec le journal quotidien.
Les vidéos ont également beaucoup de succès surtout pour ceux qui possèdent la DSL (high speed).
Le 7 Octobre prochain, celà fera 6 mois que j'ai commencé mon journal et déjà 1.640 personnes se sont connectées.
La banque d'images est gigantesque puisque 650 photos sont en permanence disponibles ainsi que 6 vidéos.

La photo du haut représente une forêt d'épinettes typique du nord Manitoba.
A l'extrémité nord du Parc du Mont Riding, les gardes du Parc ont construit un mirador qui s'élève au dessus des arbres sur un promontoire rocheux.
Après avoir monté les 70 marches, le panorama est splendide puisque le coup d'oeil s'étend jusqu'à la ville de Dauphin.
La dernière photo a été prise au bord du "Clear Lake " où les touristes peuvent admirer un magnifique chalet en rondins de bois typiquement canadien.










Lundi 4 Octobre 2004

Météo : Minimum de -7, maximum de 14.
Grand soleil toute la journée.

La température était très fraîche ce matin et un blanc gel recouvrait les champs environnants.
Abdel a commencé par récupérer tout le miel qui se trouvait dans le circuit d'extraction.
Le fond de l'extracteur contenait à lui seul 150 kgs de miel cristallisé qu'il a fallut enlever à la pelle à neige étant donné l'inaccessibilité de cet endroit.

Le bac décanteur contenait lui aussi beaucoup de miel ainsi que le réchauffeur.
En un rien de temps, nous avons réussi à remplir un tonneau complet qui va comme les autres partir à Winnipeg dans le prochain envoi.

Il me reste 52 tonneaux de miel à faire partir courant semaine prochaine.
Il faut débarrasser l'entrepôt car si la neige arrive, il faudra rentrer les ruches.
Voilà deux années consécutives où je dois rentrer les colonies début novembre et comme on dit en France "jamais deux sans trois".

Toutes les machines en acier inoxydable sont passées à la vapeur mais je suis obligé de baisser la température pour les parties qui sont peintes sous peine de décoller la peinture.

Abdel prend son temps pour nettoyer les machines, il fait ça dans le détail et les machines ressortent comme neuves.

Nous avons préparé la chambre chaude de manière à stocker tout le matériel à l'intérieur temporairement en attendant de pouvoir transférer le tout dans la nouvelle miellerie.

L'entreprise qui devait poursuivre les travaux de la nouvelle miellerie ce matin n'a pas tenu sa promesse et nous n'avons malheureusement vu personne tout au long de la journée.

En fin d'aprés-midi, j'ai fait un aller-retour pour contrôler les bouteilles de sirop sur les ruchettes.
Il faudra revenir demain matin pour remplir à nouveau une bonne partie des bouteilles.
Certaines bouteilles sont encore à moitié pleines mais je subodore que la ruchette ne peut en contenir plus.
D'ici quelques jours, le nourrissement sera terminé et il faudra récupérer tous les nourrisseurs.










Mardi 5 Octobre 2004

Météo : Minimum de 5, maximum de 26.
Grand soleil toute la journée.


Journée printanière avec 26 degrés.
On dirait que le printemps recommence et que les pissenlits vont refleurir, c'est à peine croyable.
Nous sommes allés nourrir les ruchettes avec Abdel et nous avons ramené pas mal de bouteilles vides.
Certaines ruchettes sont pleines à craquer en particulier celles qui ont reçu un nourrisseur de 20 litres.
Il reste encore une cinquantaine de bouteilles sur les ruchettes mais le nourrissement se passe très bien et je pense que tout sera terminé en fin de semaine.

Le plombier a tenu parole puisque lorsque nous sommes rentrés des ruchettes, la tranchée était presque finie.
Il fallait passer le tuyau pour l'eau ainsi que le téléphone et l'alimentation électrique.
A ma grande surprise, les cables électriques ainsi que le cable de téléphone reposent au fond de la tranchée sans aucune protection particulière.
Rien à voir avec les tubes janolènes vert et rouge que nous utilisons en France.
Tout est très simple ici, il ne faut pas se compliquer la vie.

Depuis le début de ce chantier, pas mal de choses me surprennent concernant les règles de construction.
Comme on dit souvent, chacun sa manière de travailler.
Je trouve que la façon de faire canadienne est très intéressante à bien des égards et notamment au niveau du coût de construction.
Les bâtiments sont certes moins solides que les bâtiments français mais le résultat final est tout à fait satisfaisant pour un prix final plus que modique.

Les maisons ainsi que les bâtiments de ferme sont étudiés pour résister à l'hiver et Dieu sait si les hivers sont froids au Manitoba.










Mercredi 6 Octobre 2004

Météo : Minimum de 1, maximum de 28.
Grand soleil toute la journée.

Un véritable été indien, c'est ce que nous avons en ce moment.
Le thermomètre a égalé le record de 1879 avec 28 degrés aujourd'hui.
Toute la fin de la semaine est annoncée belle avec du soleil sur toute la province et des températures idyliques.
Que demander de mieux surtout quand on sait ce qui nous attend après.

Mon interview a enfin été diffusé sur la télévision de Radio Canada.

Le 24 août dernier, une équipe de journaliste était venue me trouver à Notre Dame pour en savoir plus sur les raisons qui m'avaient poussées à venir m'installer au Manitoba.

Cette émission sera disponible sur le site de Radio Canada pendant environ 8 jours à compter d'aujourd'hui.
Pour vous rendre sur ce site, il suffit de cliquer ICI.
La page accueil du Téléjournal comprend sur le côté droit une liste d'émissions disponibles.
Il suffit de cliquer sur le "Mercredi 6 Octobre" et d'attendre le téléchargement.
Mon reportage démarre 52 minutes après le début du téléjournal juste après un sujet sur le réveil du "Mont St Hélène".
En cliquant sur le curseur, il y a possibilité d'avancer un peu plus vite

Voilà encore quelques photos du dernier nourrissement que nous avons fait sur les ruchettes.
En fin de nourrissement et pour éviter de trop nourrir les colonies, j'utilise la bonne vieille méthode du "casse-dos", c'est à dire que je soupèse les ruches une par une pour estimer leur poids.
J'aurais la possibilité d'investir dans une balance électronique adaptable sur le billet easy loader mais cette balance est vraiment trop honéreuse.
C'est un appareil qui est distribué par la compagnie "Précision scale" à Edmonton en Alberta et qui coûte la bagatelle de 1.500 dollars canadiens.
La balance s'accroche entre le cable du billet et la nacelle.
Une fois en place, il suffit de faire la tare et de peser les ruches une par une.
Cette balance est visible sur ce site.

Je continue également à nourrir la ruche polystyrène qui croule sous le nombre d'abeilles et qui descend les bouteilles en quantité impressionnante.
Je verse le sirop entre les cadres et les abeilles vont le ramasser au fond de la ruchette.






Intérieur du spinner


Intérieur de l'extracteur


Jeudi 7 Octobre 2004

Météo : Minimum de 13, maximum de 24.
Grand soleil toute la journée.

Le beau temps continu et tout le monde en profite.
Les abeilles volent de partout et les reines, j'en suis persuadé, continuent de pondre.
L'année dernière, à cette époque, il faisait froid et les abeilles étaient déjà en grappe pour affronter l'hiver.
Plus l'hiver est court, plus nos chances de retrouver de belles colonies au printemps est grande.

Comme en témoigne les photos, le matériel a vraiment besoin d'être nettoyé et c'est ce que nous nous employons à faire.
Le laveur haute pression fait l'essentiel du travail.
Les parties inférieures de la ligne d'extraction, c'est à dire les pieds qui sont en contact avec le sol sont dans un triste état et nécessitent des travaux de peinture avant d'être remonté.
À force de laver le sol tous les soirs lorsque nous extrayons, le métal a commencé à rouiller et la peinture s'est décollée.
En prévision de ce travail, je m'étais procuré, il y deux ans, un pot de peinture de la même couleur que le chassis de la machine.

Nous avons démonté également le réchauffeur à miel qui contient à lui seul 150 litres d'huile de colza.
Pour éviter de mettre de l'huile de partout, j'ai empilé de manière assez hétéroclyte, des hausses ainsi que des morceaux de planches pour pouvoir travailler à la bonne hauteur.
J'ai ensuite récupéré l'huile dans des seaux de 20 litres.

Avec 150 litres d'huile en moins, le réchauffeur, qui fait quand même 4m12 de long, est plus léger et pourra être décroché du mur plus facilement.

L'électricien est venu raccorder la nouvelle miellerie sur le secteur, une prise de courant 110 volts est désormais disponible dans la nouvelle miellerie.
J'attends toujours l'entreprise qui devait démarrer les travaux lundi matin, encore une semaine perdue.
Il faut dire que les moissons chamboulent un peu la vie dans toute la région.
Tout le monde donne la main pour finir avant l'arrivée du froid.
Au Manitoba, seulement 50% du grain a été rentré, ce qui n'est pas beaucoup.
L'année dernière, les moissons étaient terminées à la fin août.










Vendredi 8 Octobre
Samedi 9 Octobre
Dimanche 10 Octobre
Lundi 11 Octobre
Mardi 12 Octobre

Météo : Soleil sans aucun nuage pendant 4 jours avec des température d'été jusqu'à 29 degré.


C'était le week-end de "Thanks Giving" ou de l'"action de grâce" et tout le Canada était en congé pour 3 jours.
Pendant toute la fin de semaine, nous sommes partis à 3 heures de voiture de Notre Dame de Lourdes dans le Parc Provincial de Whiteshell.

Ce parc est situé à l'Est du Manitoba et se trouve en bordure de l'Ontario.
C'est le plus grand parc provincial de tout le Manitoba.
C'est un refuge pour la faune sauvage et pour les Manitobains fatigués de la vie en ville.
Il n'y a que 1h30 de voiture depuis Winnipeg et bon nombre de Winnipégois possède une résidence secondaire au bord des très nombreux lacs qui composent le parc.
La majeure partie du parc est sauvage et ne possède aucune route.
Il y a possibilité de faire du canoe de partout puisque la majorité des lacs communiquent entre eux.
Il y a moyen de partir pendant une semaine sans jamais voir personne.
De nombreuses îles permettent aux amateurs de canoe de bivouaquer très facilement.

Nous ne connaissions pas cette partie du parc et nous avons découvert des endroits paradisiaques dignes de cartes postales.
Les activités sont très variées et les sites de pêche inombrables.
Ce parc est magnifique et constitue largement une réplique de ce que l'on peut trouver au Québec.
Les itinéraires en canoe sont nombreux et pour tous les niveaux, du débutant au professionnel.
Les rivières sont splendides et ondulent à travers des paysages de rêve.
Des chutes d'eau et des rapides sont accessibles à pied en suivant des itinéraires fléchées.

Nous nous sommes installés au "Big whiteshell lodge" où nous avons loué un chalet pour trois jours.
Le chalet était directement en bordure du lac et des canoes étaient à notre disposition.
Ces prochains jours, je diffuserai des photos du parc.
La température était idéale puisque nous avons mangé dehors tous les jours.
Nous avions amené les cannes à pêche et je dois dire que nous n'avons pas été déçu.










Dommages occasionnés par les castors

Mercredi 13 Octobre

Météo : Minimum de 4, maxi de 7
Temps couvert en matinée avec flocons de neige puis soleil dans l'après-midi.

Ils n'étaient pas annoncés mais nous avons vu les premiers flocons de neige ce matin.
La neige, heureusement, ne tient pas au contact du sol car celui-ci est encore chaud du week-end que nous venons d'avoir.
Il a quand même neigé toute la matinée et à certains moments, les flocons étaient gros comme des pièces de 1 cent.

Le laveur haute pression a tourné toute la journée et nos travaux de nettoyage avancent bien.
Toutes les machines sont maintenant démontées et attendent d'être installées dans les nouveaux locaux.
Il reste des travaux de peinture à faire sur la ligne d'extraction.

L'entreprise de construction était là toute la journée pour finir l'isolation souterraine autour du bâtiment.
Ils ont commencé à mettre en place les coffrages pour couler les accès à la miellerie.

Mon troisième camion de miel devrait arriver demain soir pour charger les 52 derniers tonneaux.
Il faut libérer le hangard d'hivernage car si jamais une tempête arrive, il me faudra rentrer mes ruches précipitament.
Au Manitoba, la météo peut nous jouer de vilains tours.

Comme promis, je diffuse quelques photos de Whiteshell et notamment du grand lac de Whiteshell, "Big Whiteshell Lake".
La photo du haut a été prise à environ 200 mètres du chalet que nous avions loué.
Comme tous les lacs dans Whiteshell, la berge opposée où nous nous trouvons est vierge, c'est à dire que personne n'y a encore construit de chalet.
L'infrastructure routière est très réduite et les accès à certains lacs inexistants.

La photo centrale représente une rivière comme il y en a des centaines dans Whiteshell.
Un peu plus en aval de somptueuses chutes d'eau obligent l'amateur de canoe à s'arrêter sur la berge pour porter sur les épaules tout son équipement au bas de la chute.
Généralement, un filin avec des flotteurs est tendu en travers du courant pour éviter les accidents.
De toute manière, le bruit de la chute s'entend de très loin et il faudrait vraiment le faire exprès pour être pris dans le courant.
De temps en temps, les castors marquent leur présence en obstruant les chemins avec des troncs d'arbres coupés.
C'est incroyable la puissance de leur machoire et les dégâts qu'ils peuvent faire.
Cette arbre faisait pratiquement 40 cm de diamètre.
Le printemps prochain, c'est décidé, j'achète un canoe et je m'en vais explorer ces rivières.










Jeudi 14 Octobre

Météo : Minimum de -1, maxi de 6
Temps couvert toute la journée avec des averses de pluie très forte et de la neige fondante.

Après 3 semaines d'inactivité, 5 ouvriers ont pris d'assaut la miellerie ce matin pour faire avancer les travaux.
En une seule journée, la porte du garage a été mise en place ainsi que l'isolation intérieure.
Les coffrages pour les dalles extérieures (accès au bâtiment) sont prêts et dès que le temps le permettra, un camion viendra déverser le béton.
Le système d'isolation ne ressemble en rien à ce qui se fait en France.
La laine de verre est insérée entre les chevrons (photo du bas) sans pare-vapeur puis un polyane plastique est agrafé du côté intérieur sur toute la surface du mur.
La pose de ce plastique nécessite une attention particulière car tous les joints entre les feuilles plastiques et autres fentes sont complètement siliconés de manière à éviter les entrées d'air et de ce fait les déperditions de chaleur.
La chaleur reste à l'intérieur car le bâtiment est complètement étanche.

Côté abeille, j'avais décidé de m'occuper des nourrisseurs mais le mauvais temps nous a fait perdre du temps.
Nous avons changé deux fois de tenue dans la journée étant donné les trombes d'eau qui nous sont tombées dessus.
Nous avons récupéré 200 nourrisseurs et j'espère pouvoir en récupérer 200 autres demain.
Une fois de retour à la ferme, Abdel trie les nourrisseurs pour pouvoir nettoyer ceux qui contiennent encore du sirop.

Les chemins sont boueux et il faut faire attention de ne pas mettre le véhicule en travers.
Mon vieux GMC de 1974 n'est pas un quatre roues motrices et il ne faudrait pas longtemps pour se retrouver dans le fossé.











Vendredi 15 Octobre

Météo : Minimum de 1, maxi de 2.
Tempête de neige mais de faible intensité, couverture neigeuse d'environ 5 cm avec vent violent.


Gros coup sur le moral ce matin en se réveillant avec 5 cm de neige et un vent de tous les diables, l'hiver est arrivé sans crier gare.

Si les travaux de la miellerie étaient au point mort ces dernières semaines, je peux dire que l'entreprise Rondeau de St léon (25 kms au sud de Lourdes) se rattrappe.
Les ouvriers se sont retranchés à l'intérieur avec un petit chauffage d'appoint et travaillent très fort.
Le bâtiment ferme maintenant et les clés des serrures m'ont été remises ce soir.
L 'isolation est terminée et la pose des panneaux muraux va commencer lundi prochain.
Pour laver facilement les murs, j'ai choisi un revêtement en vinyl par-dessus un contreplaqué.
En fait, il s'agit d'un sandwich de contreplaqué et de vinyl d'environ 12mm d'épaisseur.
Les plaques de 2m44 par 1m22 seront fixées avec des vis de 50mm en acier inoxydable.
Pour fixer les plaques très facilement et très solidement sur les chevrons qui ne font que 35 mm d'épaisseur, il a fallu modifier les chevrons.
J'ai pris des photos et je les diffuserais dès que possible.

Côté apiculture, pas grand chose, si ce n'est que le laveur haute pression a tourné encore toute la journée.
Le hangard d'hivernage est fin prêt et les locaux annexes sont propres.
Le grand lavage est terminé.
Etant donné les conditions climatiques, nous n'avons pu nous rendre sur les emplacements pour ramasser les nourrisseurs.

Pour revenir à notre périple à Whiteshell, la pêche a été fructueuse puisque les enfants ont sorti une douzaine de brochets dans différents lacs.
Côté gastronomique, je préfère le Doré (Wallaye en anglais, en haut photo du milieu) au Brochet (Northern pike en anglais). Sa chair est plus savoureuse et il a beaucoup moins d'arrêtes que le brochet.
Sans faire de bond à l'extérieur, il résiste à la traction de l'hameçon en essayant de se réfugier dans les algues.
Il tire de toutes ses forces sur la ligne et part dans toutes les directions.
Le Wallaye à mon goût est moins combatif que le brochet.
Pour le brochet, les lignes de pêche sont équipées de bas de ligne en acier car le brochet est un carnassier qui possède des dents tranchantes comme des rasoirs.








Tuyau latéral vidange d'eau


Citerne principale au dessous

Samedi 16 Octobre

Météo : Minimum de -1, maxi de 1.
Couverture nuageuse toute la journée.


Voilà, tous mes tonneaux sont partis et mon entrepôt est prêt pour recevoir les ruches pour l'hivernage.
Il aura fallu trois semi-remorques pour tout envoyer à Winnipeg.
A chaque fois, les tonneaux sont rangés par lot pour faciliter le déchargement ainsi que la pesée.
La météo n'est pas bonne car on nous annonce 20 cm de neige ces prochains jours.
Nous avons travaillé dur toute la journée car il faut finir de ramasser les nourrisseurs.
Nous nous sommes équipés avec des bonnets et des gants car il fait froid et les toits de ruche sont recouverts de neige et de glace.
Abdel, qui n'a pas l'habitude du froid a attrapé l'onglet à plusieurs reprises.

Je ne désespère pas de revoir des températures clémentes d'ici le début novembre, cela permettrait aux abeilles de faire un vol de propreté avant le long repos hivernal.
Nous avons ramené 150 nourrisseurs et vers 15h30, nous sommes repartis avec le gros camion et le swinger pour charger 4 emplacements.
Nous avons donc chargé 28 palettes que nous avons déposées quelques kilomètres plus loin dans un coin abrité.
La totalité des colonies se trouve maintenant sur des emplacements à l'abri du vent.

J'ai enfin reçu les photos de mon déshumidificateur géant que j'ai l'intention d'acheter pour la saison prochaine.
Les photos que j'ai reçues représentent un prototype mais le principe utilisé est le même sur les machines de série.
Cet appareil est installé au-dessus de la citerne principale.
Il s'agit d'une grosse boîte en acier inoxydable de 3 mètres de long et de 60cm par 60cm de côté.
Quand le miel sort de la chaine d'extraction, une pompe le pousse vers le sommet du déshumidificateur.
Celui-ci s'écoule tout doucement à l'intérieur de l'appareil où il est chauffé et ventilé.
Un système d'air conditionné récupère l'eau de condensation.
L'eau excédentaire sort par le tuyau latéral que l'on aperçoit sur la photo du milieu.
Le miel ressort de l'appareil par gravité et s'écoule de lui-même dans la cuve principale par le gros orifice situé à côté de la jauge de température.
Cet appareil est capable de déshumidifier 2 tonneaux de miel en 1 heure.
En très peu de temps, le miel passe de 19,5% à 18%.
Si le miel est beaucoup plus humide que ça, il faudra le faire passer à nouveau dans la machine.










Dimanche 17 Octobre

Météo : -2 degré toute la journée.
Couverture nuageuse sans aucun vent.


Par rapport à dimanche dernier, il y avait une grosse différence de température.
Le thermomètre est resté en permanence au dessous de zéro degré ce qui m'a permis d'avancer un peu dans mon travail.
Jérémy m'a aidé tout l'après-midi pour ramasser les nourrisseurs puis vers 15h30 nous sommes partis ramasser des ruches sur deux emplacements éloignés.

Arrivé à la fin octobre, je préfère regrouper mes ruches sur très peu d'emplacements.
Le jour où la météo annoncera une tempête, il ne me faudra que quelques heures pour tout rentrer dans le hangard.
Cette année, j'ai décidé de regrouper 72 palettes dans une immense carrière de gravier à quelques kms de Lourdes.
Cela représente 2 chargements complets soit 2 fois 144 ruches (capacité maximale du camion).

En fait, toutes les colonies seront regroupées sur quatre endroits différents assez proche de Lourdes d'ici à la fin de cette semaine.

Le déplacement et par voie de conséquence le regroupement des ruches me permet de compléter les palettes.
Les ruches faibles ou orphelines qui ont été réunies ces dernières semaines ont laissé des vides sur certaines palettes.
Impossible de laisser des espaces vides, sinon plus moyen d'empiler les ruches dans le hangard ou sur le camion.
Le regroupement des colonies sur un petit nombre d'emplacements me permet de soigner les ruches les plus légères sans avoir à conduire sur de longues distances.
Les emplacements "pré-hivernage" sont très accessibles même en cas de neige et sont en plus abrités du vent.








Entonnoir à sirop

Lundi 18 Octobre

Météo : minimum de -7, maximum de 4 degré.
Couverture nuageuse toute la journée avec flocons de neige.

Je suis resté dehors toute la journée et je dois dire qu'il ne faisait pas chaud.
Je suis rentré à 19 heures à la tombée de la nuit fatigué mais content.
Tous les nourrisseurs sont de retour à la ferme et il ne me reste que 32 palettes à rassembler soit 2 emplacements.
J'ai une nouvelle fois profité du temps maussade pour déplacer des ruches.
A cette période de l'année, je déplace toujours mes ruches en pleine journée.

Les routes de gravier sont tout à fait praticables car le gel a fait son effet.
La boue qui rendait les accès aux emplacements impossible pas plus tard qu'avant hier, n'est plus qu'un mauvais souvenir.
Les abeilles sont en grappe à l'intérieur des ruches et se laissent faire docilement.
Avec le froid qu'il faisait, j'ai dû perdre à peu près 10 abeilles, autrement rien du tout surtout quand on voit le nombre d'abeilles qu'il y a à l'intérieur des ruches (voir photo du bas).
A 19 heures ce soir, j'avais fini de mettre en place 400 ruches sur des emplacements "pré hivernage".
Ces ruches sont donc en attente d'être transportées dans le hangard d'hivernage le jour où la météo annoncera une tempête.

Dans l'ensemble, le nourrissement s'est très bien passé puisque la grande majorité des nourrisseurs est revenu complètement sec .
Seule fausse note au tableau, le rucher qui se trouvait à 1 km du hangard de stockage des hausses, n'a pas pris le sirop.
Les nourrisseurs étaient quasiment pleins lorsque nous sommes allés les récupérer.
Les abeilles ont préféré faire des navettes vers le hangard plutôt que de monter à l'étage supérieur.
Bien souvent en apiculture, on pousse les abeilles à faire quelque chose et en fait, elle font tout le contraire.
Grâce à un entonnoir que j'ai fait fabriqué il y a deux ans (photo du haut), j'ai pû facilement vider le sirop dans un tonneau.
Malgré cela, les ruches étaient plus que lourdes et je n'ai aucune inquiétude pour elles.
Sur les 15 tonnes de sirop distribué, seul 2 tonneaux sont revenus à la ferme.






Canoé à White Shell

Coucher de soleil à "Green lake"

Office tourisme "La fourche"

Mardi 19 Octobre

Météo : minimum de 3, maximum de 7 degré.
Averse de pluie une bonne partie de la journée ainsi que la nuit dernière.

Nous avons eu de la pluie continuellement toute la matinée ainsi que la nuit dernière.
Le sol est détrempé et les chemins de nouveau impraticables.
Impossible de me rendre sur les emplacements pour déplacer les ruches.

Ce n'est pas le travail qui manque à la ferme et j'en profite pour faire des choses qui attendent depuis des mois.
Je m'occupe surtout de choses en extérieur car une fois que la neige sera là, il ne sera pas possible de travailler dehors.

Abdel que j'ai photographié à l'office du tourisme de Winnipeg (à La Fourche exactement) devant un énorme ours blanc a terminé de travailler pour moi vendredi dernier.
Il a trouvé un autre travail sur le village pour cet hiver et désire revenir m'aider pour la saison prochaine.

Le Manitoba est très connu pour ses ours blancs.
Des milliers de touristes débarquent chaque année à Churchill (au bord de la baie d'hudson) pour observer les ours.
Churchill se trouve au nord du Manitoba, il n'y a pas de route pour s'y rendre mais il est possible de s'y rendre en avion ou en train.
Il n'y a qu'une seule voie de chemin de fer qui permet d'acheminer le grain au port de Churchill pendant les 4 mois où le trafic maritime est ouvert.
En dehors de cette période, le trafic est possible mais accompagné par un brise glace.
Ce n'est absolument pas un endroit où j'aimerais vivre car les conditions hivernales sont vraiment très dures.

Les moissoneuses batteuses sont toujours dans les champs et attendent patiemment le retour du beau temps.
Il reste encore beaucoup de grain à ramasser et plus les jours avancent plus les chances de le ramasser s'amenuisent.






Partie stockage de la miellerie




Mercredi 20 Octobre

Météo : minimum de 1, maximum de 4 degré.
Temps couvert.

Il neigeait ce matin en arrivant à Winnipeg.
J'avais encore du miel à livrer chez un particulier et il me fallait du matériel pour la miellerie.
J'ai passé toute la journée en ville avec la remorque du swinger à l'arrière de ma voiture personnelle.
Me promener en ville avec une grosse remorque comme celle là n'est pas facile surtout lorsqu'il faut stationner.
Le contreplaqué et les matériaux de construction sont bien moins chers à Winnipeg surtout pour des grosses quantités.
Je suis ensuite passé à la COOP "BEEMAID" pour des papiers et je suis rentré à Lourdes ver 5 heures de l'après-midi.

Aux alentours de Winnipeg (Vallée de la rivière rouge), les champs sont encore gorgés d'eau et aucun tracteur ne peut s'y rendre.

Mauvaise surprise l'autre jour en demontant le réchauffeur de miel avec Abdel (photo du milieu).
Pour éviter les déperditions de chaleur, j'avais entouré, ces dernières années, la totalité du tuyau (20 cm de diamètre) avec une housse en papier bulle aluminium.
Lorsque j'ai retiré ce papier bulle pour procéder à un nettoyage complet, la pression du jet vapeur a mis à jour un défaut sur l'enveloppe extérieur du réchauffeur (pièce principale).
La rouille s'est installée à l'intérieur du tuyau grignotant petit à petit la carapace extérieure.
Il était temps que la saison se termine car les 150 litres d'huile de colza commençaient à s'échapper tout doucement du réchauffeur.
C'est la partie basse du tuyau qui a souffert le plus car une surface d'environ 20 cm2 présente des signes de corrosion importants avec quelques trous en plein milieu.
Après un coup de téléphone à la compagnie Cooks and Beals dans le Nebraska qui construit ces machines, il semblerait que ce problème survienne sur les anciens modèles de réchauffeur, ceux équippés avec de la tuyauterie aluminium.
Depuis lors, ces réchauffeurs sont construit uniquement en acier inoxydable.

Le technicien m'a toutefois conseillé de découper la partie corrodée avec une disqueuse pour vérifier à l'intérieur si le problème n'était pas plus sérieux.
J'ai donc découpé délicatement un morceau de 20 cm par 10 cm pour constater malheureusement que l'appareil était foutu.
Les 30 tuyaux qui se trouvent à l'intérieur de l'appareil et dans lesquelles circulent le miel sont en partie corrodés et doivent être remplacés.
Ce ne sera pas une partie de plaisir, c'est le moins qu'on puisse dire.

L'utilisation d'huile de colza pour réchauffer le miel est absolument sans danger pour les tuyauteries (J'en utilise depuis seulement deux saisons).
Le problème a dû commencé bien avant ça, lorsque le propriétaire de la ferme utilisait de l'eau pour réchauffer les tuyauteries de miel.
La corrosion s'est installée au fil des années avec comme résultat final, une perforation des différents tuyaux avec risque de mélanger le miel et l'huile.








Construction de cire en forme d'étoile

Jeudi 21 Octobre

Météo : minimum de 2, maximum de 10 degré.
Temps couvert avec petite bruine toute la journée.

Pour revenir à mon réchauffeur de miel qui commence à fuir.
J'ai téléphoné à nouveau à la compagnie Cooks and Beals pour essayer de trouver une solution.
Le technicien m'a gentiment fait comprendre que l'appareil était réparable mais que l'achat d'une machine neuve ne coûterait que 250 dollars supplémentaires.
Etant donné le prix d'une machine neuve (3.300 dollars canadiens), le jeu n'en vaut pas la chandelle, mieux vaut acheter une neuve.
Dans l'immédiat,
je n'ai pas besoin de la machine tout de suite et je peux réfléchir à d'éventuelles autres options.

Il a plu toute la journée, une pluie fine qui vous passe à travers les vétements et la peau.
Le sol est détrempé et les chemins sont à nouveau dans un triste état.
Si jamais le gel survenait maintenant, il y a fort à parier que les palettes gèleraient sur place et qu'il serait impossible de les décoller sans casser toutes les planches.
Le swinger est prévu pour soulever des charges jusqu'à 1.600 livres et les 4 petites planchettes qui se trouvent en contact avec le sol (sous la palette) ne résisteraient absolument pas à la traction.

La photo du haut représente mon étuve à tonneau qui me permet de défiger un seul fût à la fois.
C'est une armoire toute simple en contreplaqué qui est facilement réalisable même pour un bricoleur débutant.
Elle est isolée sur trois côtés (polystyrène) et le revêtement intérieur est en tôle pour éviter les risques d'incendies.
Le thermostat est réglé à 40 degré et pour générer une telle chaleur, j'utilise un petit radiateur chauffant de 1.500 watts que j'ai modifié.
Sur ce genre de radiateur soufflant, la température est contrôlée au moyen de 2 thermostats intégrés.
Le premier qui contrôle et régule la température en fonction des besoins (curseur ou bouton) et le deuxième qui est dissimulé à l'intérieur et qui coupe à une température préréglée.
J'ai tout simplement court-circuiter ces deux thermostats pour en installer un autre plus adapté à la partie supérieure de l'étuve.
La température générée permet de défiger un fût en l'espace de quatre jours.
Le radiateur est situé sous le tonneau et deux moellons permettent le maintien du tonneau en hauteur.
La consommation électrique est très faible car le volume à chauffer est très petit.

La photo du bas représente le laboratoire avec la porte en acier qui ouvre directement sur le rucher d'élevage situé juste à côté.










Vendredi 22 Octobre

Météo : minimum de 3, maximum de 4 degré.
Temps couvert avec de la pluie continuellement.

C'est démoralisant car il pleut tout le temps.
Il n'y a pas moyen de travailler à l'extérieur mis à part avec des tenues de pluie pour se protéger.
Malgré ce mauvais temps, j'ai quand même réussi à laver mes nourrisseurs en me mettant à l'abri.
La météo n'est pas froide pour ces 5 prochains jours et il me reste encore beaucoup de choses à faire.
Les nourrisseurs sont maintenant empilés par palette de 40 et seront rangés dans le hangard dès que les conditions météo le permettront.

J'ai téléphoné à un ami français dans le nord Saskatchewann qui possède une exploitation apicole de 2.500 ruches et qui m'a appris qu'ils avaient 15 cm de neige depuis environ une semaine.
La saison apicole, dans cette région a été catastrophique en raison des pluies incessantes.
Bien chanceux ont été ceux qui ont fait plus de 100 lbs de miel.
Quand je vois la quantité d'eau qui est tombée sur Lourdes en seulement quelques jours, je pense que s'il avait fait un peu plus froid, nous aurions certainement eu beaucoup plus de neige que dans le nord Saskatchewann.

Le barrage de "Seven Sister Falls" au nord est de Winnipeg récupère les eaux de la rivière Winnipeg pour la transformer en énergie électrique.
Lorsque nous nous y sommes rendus, il y a une quinzaine de jours, la chute d'eau était vraiment impressionnante puisque "Hydro Manitoba" avait ouvert une bonne partie des vannes.
L'eau s'engouffrait dans la brêche a une vitesse incroyable et des tonnes d'eau dégringolaient en bas du barrage dans un vacarme assourdissant.
Hydro Manitoba est la société qui s'occupe de produire et distribuer l'énergie électrique au Manitoba.
C'est l'équivalent de EDF (Electricité de France) en Europe.
Les milliers de lacs qui se trouvent dans le nord de la province constituent un immense réservoir capable de produire de l'énergie éternellement et à un coût tout à fait raisonnable..
Voir les avantages de vivre au Manitoba.










Samedi 23 Octobre

Météo : minimum de 1, maximum de 6 degré.
Temps couvert avec une petite éclaircie dans l'après-midi.

Brouillard à couper au couteau ce matin, pas moyen de voir mon voisin d'en face.
Le mauvais temps continue et je ne peux absolument pas faire de photos en extérieur.
J'ai passé une partie de la journée dans mon garage à faire de la peinture et des étagères.
Il ya tellement d'humidité dans l'air que la peinture a du mal à sécher.
En raison du mauvais temps, les activités à l'extérieur sont plus que limitées.

J'en profite pour sortir quelques photos qui me tiennent à coeur et notamment celles du parc Assiniboine en plein centre de Winnipeg.

Ce parc possède plusieurs attraits touristiques .
Le jardin botanique, tout d'abord avec ces milliers de fleurs et de plantes.
Le zoo "assiniboine" dans lequel évoluent des wapitis, des ours blancs et autres animaux nordiques.
Le jardin "Léo Mol" qui met en valeur des dizaines de scultures en bronze, toutes plus belles les unes que les autres, dans un décor de rêve.
Le dimanche, les familles se réunissent pour un pique nique et les cyclistes se promènent le long de chemins aménagés.
C'est un véritable oasis de verdure en plein coeur de la cité.
La rivière Assiniboine longe le parc côté nord juste en dessous de l'avenue Portage, l'artère principale de Winnipeg qui traverse la ville d'Est en Ouest.
Un document très intéressant de 63 pages (format pdf) décrit le parc dans ses moindres recoins.
Celui-ci n'est disponible qu'en anglais, il se trouve ici.

Un peu au sud de Notre-Dame-de-Lourdes, le long de la route 244, une vieille demeure abandonnée (photo du haut) se dresse fièrement au milieu des champs.
Témoignage d'un passé pas si vieux que ça (à peine 100 ans au plus), cette maison abrita la famille Comte dont les descendants sont toujours là au village.
On aperçoit mes ruches juste à gauche de la maison.
L'année dernière, un essaim s'est envolé de cet endroit et a parcouru 8 kms vers l'Ouest avant de se poser.
Je suis allé le récupérer en plein milieu du village de Somerset.






Vieux semoir tout rouillé


Plan d'eau au parc Assiniboine


Sculpture en bronze au 'Jardin Léo Mol"

Dimanche 24 Octobre

Météo : minimum de 0, maximum de 4 degré.
Temps couvert toute la journée.

Pas le moindre petit rayon de soleil pour ce dimanche 24 octobre.
La météo est stable pour les 5 prochains jours et le thermomètre devrait resté au dessus de zéro degré jusqu'à jeudi, atteignant même les 11 degré jeudi après-midi.
C'est bien mieux que l'année dernière car à cette époque, les ruches étaient au froid depuis déjà un sacré moment.
Je me rappelle très bien que la dernière quinzaine d'octobre avait été glaciale et que j'avais hésité longtemps avant de rentrer les ruches.
Je m'étais finalement décidé au début novembre (le 2 novembre exactement).

Il est très difficile de s'imaginer les capacités de résistance de ces petits insectes.
A chaque fois que je rentre mes ruches dans le caveau d'hivernage, généralement après une période de grand froid, j'ai toujours la hantise de trouver des ruches mortes de froid en grand nombre et c'est toujours le contraire qui se produit.
Les abeilles sont toujours à l'intérieur malgré le climat extrême.
Elles ont mis en route "la machine à survivre".

Généralement, je rentre les ruches dans le caveau d'hivernage et j'attends 3 à 4 jours avant de retirer les réducteurs d'entrée.
En 3 ou 4 jours, la neige et la glace qui recouvrent les ruches ont largement le temps de fondre et les flaques d'eau dans le hangard ont disparu.

Je préfère réduire la taille des entrées car ainsi la grappe d'abeilles maintient une bonne température à l'intérieur, c'est logique.
Je suis toujours étonné de voir certains apiculteurs dans le nord Manitoba, laisser leurs entrées grande ouverte et quand je dis grande ouverte, je parle de 3 cm de hauteur, suffisament d'espace pour laisser un froid glacial rentrer et les mulots s'installer (c'est illogique mais ça évite les problèmes de condensation).

Je n'aime pas cette façon de faire mais il faut savoir que cette méthode existe et qu'elle marche, c'est dire la résistance des abeilles face aux conditions extrêmes.

Mes réducteurs d'entrée, en ce moment, sont réglés au minimum, c'est à dire qu'ils n'autorisent que le passage d'une seule abeille.
Si je retire le réducteur le premier jour, il est très difficile de voir la grappe d'abeilles car les abeilles sont très sérrées l'une contre l'autre.
Ce n'est qu'après 3 ou 4 jours à 6 degré de température que la grappe se desserre et que l'on peut apercevoir les abeilles au bas de la ruche.
C'est chaque fois un réel plaisir de regarder ses abeilles par le trou de vol avec une lampe torche.
Bien souvent, la grappe d'abeilles occupe toute la largeur de la ruche (voir ma vidéo "À l'intérieur d'une ruche").
C'est l'avantage d'hiverner les ruches à l'intérieur.
Toutes les ruches sont accessibles et l'on peut facilement regarder à l'intérieur sans les déranger.










Lundi 25 Octobre

Météo : minimum de -4, maximum de 11 degré.
Temps ensoleillé toute la journée.

Le soleil était de retour et vers treize heures, il faisait suffisament chaud pour que les abeilles sortent pour faire un petit vol.
Il a fait chaud pendant à peu prés deux heures et il y avait de l'activité sur les plateaux d'envol comme en témoigne la photo du haut.
Ce soleil s'est fait vraiment désirer car depuis une semaine nous commencions vraiment à désespérer.
Les abeilles en auront profité pour faire un vol de propreté.
La neige sera bientôt là et il n'y aura pas beaucoup d'occasion comme celle-ci pour se soulager l'intestin.
Toute la neige a fondu et les blocs de glace qui bouchaient les entrées ont disparu.
La météo annonce encore du beau temps ces deux prochains jours.
J'espère en profiter pour faire les derniers préparatifs.

Mes réducteurs d'entrées sont fabriqués de la manière suivante :
Je coupe des morceaux de bois d'une section de 3 cm par 3 cm.
La longueur du réducteur dépend de la largeur de la ruche, les miens font 38 cm de long de manière à s'encastrer parfaitement entre les rebords latéraux du fond de ruche.
Je laisse toujours du jeu entre les rebords et le réducteur car bien souvent il y a de petites différences de dimensions entre certaines ruches.
Si le réducteur est trop long, il ne s'encastrera pas et restera de travers, ce qui n'est pas vraiment génial.
Une fois en place, ils ne peuvent plus bouger d'autant que les abeilles les propolisent.
Je découpe à la scie des passages pour les abeilles en dessus et en dessous du réducteur.
Les entrées n'ont que deux tailles disponibles (une petite entrée pour une seule abeille et une plus grande pour 5 ou 6 abeilles).
Lorsque je veux réduire la taille de l'entrée, il n'y a qu'à inverser le réducteur et le tour est joué.
Les moufettes (putois) prennent un malin plaisir à faire tomber les réducteurs.
Elles s'installent devant les ruches la nuit et grattent la planche d'envol jusqu'à ce que les abeilles sortent de la ruche.
Bien évidemment, les entrées tombent par terre et je dois à chaque fois me baisser pour les ramasser.
Pour éviter ça, j'ai équipé la plupart de mes ruches de pitons équerres de chaque côté du réducteur.
Une fois en place, je tourne les pitons vers le bas et les réducteurs ne peuvent plus partir.







2 cm de hauteur pour l'entrée

Vieille moissoneuse


Mardi 26 Octobre

Météo : minimum de 0, maximum de 11 degré.
Temps nuageux en matinée puis soleil en AM.

Journée identique à celle d'hier avec de la chaleur dans l'après-midi.
Les abeilles étaient encore une fois très actives et volaient un petit peu partout dans la campagne.
C'est vraiment une chance d'avoir cette période de temps chaud juste avant l'hiver, je dirais même plus, c'est l'idéal.
Les abeilles vont commencer l'hivernage l'intestin vide et c'est de très bonne augure.
Je suis allé aux abeilles cet après-midi avec l'intention de contrôler le poids des ruches.
Je ne soulève pas les ruches complètement car j'aurais vite fait de me casser le dos.
J'attrape tout simplement l'avant de la ruche et je soulève à peine.
Avec l'expérience, j'ai vite fait d'estimer le poids et de savoir s'il faut continuer à nourrir ou non.
J'ai abandonné au bout de 50 ruches car toutes les colonies étaient très lourdes et ne présentaient aucun signe suspect.
Il y a toujours des ruches qui ne prennent pas le sirop ou qui se font piller par les autres, on n'y peut rien, c'est la nature.
Au lieu de passer en revue toutes les ruches une par une, j'essaye plutôt d'avoir une vue globale de la situation.
Si sur 50 colonies, je ne trouve qu'une seule ruche légère, la probabilité est donc de une sur cinquante.
Ce qui représente 12 ruches sur 600 au total, ce qui n'est pas grand chose.
J'ai pratiquement 160 ruchettes qui seront transvasées dans des ruches le printemps prochain et qui me serviront essentiellement à combler les pertes hivernales.
Peser 600 ruches puis, éventuellement nourrir une douzaine de colonies anormalement légères n'est pas une bonne manière de gérer un cheptel aussi important.
La somme de travail pour peser les ruches puis nourrir ensuite, est disproportionnée par rapport aux résultats escomptés, c'est à dire le sauvetage de 12 colonies qui traînent à prendre le sirop.
De plus, rien ne prouve qu'en nourrissant ces "colonies à problèmes", elles acceptent de monter dans le nourrisseur pour prendre le sirop.
Ce sont certainement des ruches qui ont un problème de comportement (ne monte pas dans le nourrisseur) ou qui ont un problème de reines.
Dans tous les cas, je laisse tomber en sachant que ces colonies vont de toute manière crever pendant l'hiver, sirop ou pas sirop.
Si bien entendu, le pourcentage de ruches légères est plus élevé, il est plus que probable que j'aille chercher des nourrisseurs pour continuer le nourrissement.

Il y a trois ans, le nourrissement s'est mal passé car nous avons fini de récolter très tard dans la saison, la neige est arrivé plus tôt que prévu et les abeilles ne sont pas restées dans les nourrisseurs.
Nous avons hiverné des ruches légères et il a fallu nourrir dans le hangard d'hivernage avec des nourrisseurs d'entrées.











Mercredi 27 Octobre

Météo : minimum de 1, maximum de 8 degrés.
Temps couvert toute la journée avec quelques gouttes de pluie en matinée.

Il ne faisait pas très chaud aujourd'hui et je suis resté à la ferme pour travailler.
J'ai fait livrer quelques camions de gravier pour améliorer les accès à mes différents entrepôts.
La pluie que nous avons eu la semaine dernière cumulée avec les travaux autour de la miellerie ont transformé la ferme en bourbier.
La terre a beaucoup séché ces deux derniers jours mais ici et là, des flaques de boue persistent et rendent la circulation impossible.
Il était temps de faire quelque chose.

J'ai commencé également à démonter mon rechauffeur à miel pour connaître exactement l'étendue des dégâts.
Je diffuserai demain une série de photos que j'ai prise au cours du démontage de l'appareil.

J'ai procédé également au nettoyage des plateaux sur une partie de mes ruches.
Je possède 200 ruches à fonds grillagés.
La partie inférieure du fond de ruche comporte un tiroir que je peux retirer de temps en temps pour nettoyer et éventuellement procéder à un dépistage anti-varroas.
Pour être franc, je ne me sers pas souvent de ces tiroirs pour la raison suivante :
En 2003, beaucoup d'études et de recherches tendaient à prouver que l'usage d'un plateau de fond grillagé était bénéfique pour les colonies.
Au jour d'aujourd'hui et malgré les problèmes que j'ai rencontrés, je pense toujours que le principe d'un fond grillagé est une très bonne idée.
J'ai fabriqué ces fonds de ruches avec deux idées en tête.
Je voulais tout d'abord créer une séparation entre les varroas qui tombent naturellement et les abeilles.
Les varroas étant capables de remonter sur les abeilles, je voulais leur interdire l'accès au couvain une deuxième fois.
Pour permettre ça, mon tiroir escamotable se trouve à 4 cm en dessous du fond grillagé.
Avec 4 cm, il faudrait vraiment que "varroa destructeur" soit un champion du monde pour s'accrocher à nouveau sur les pattes d'une abeille.
De ce côté là, mon système fonctionne à merveille.
La seconde idée était de permettre un nettoyage beaucoup plus régulier du fond de ruche.
Les abeilles se débarrassent de pas mal de déchets et ces déchets s'accumulent bien souvent au fond de la ruche et notamment dans les coins.
Tout aurait pu fonctionné à merveille si je n'avais pas oublié un petit détail ou plutôt une petite larve.
La région Sud Manitoba est infestée de fausse teigne.
Il ne faudrait surtout pas oublier des piles de cadres dans un coin de l'atelier car ils auraient tôt fait d'être envahis par des centaines de larves.
A mon grand désespoir, ce tiroir escamotable se comporte avec les teignes un petit peu comme un aimant avec de l'acier.
Les teignes se faufilent à l'intérieur et colonisent le dessous du tiroir.
Dès les premiers cocons, le tiroir est carrément fixé à la ruche, impossible de le sortir.
Les colonies en revanche, n'ont jamais à souffrir de la teigne car celles-ci ne passent jamais à l'étage supérieur.
Pour résumé, ce n'est pas une réussite et j'espère bien les modifier le printemps prochain pour rectifier ce problème.













Jeudi 28 Octobre

Météo : minimum de 7, maximum de 11 degrés.
Temps couvert toute la journée avec brouillard intermittent.
Gros orages pendant la nuit avec tonnerres et éclairs, beaucoup de pluie.


Il n'a jamais fait aussi mauvais que depuis deux jours.
Un véritable temps pour les grenouilles.
Hier soir, le ciel était déchainé avec des coups de tonnerre assourdissants et des éclairs à répétition.
Il est tombé des trombes d'eau toute la nuit et ce matin, l'air était saturé d'humidité.

Les chemins de campagne sont une nouvelle fois dans un état lamentable ainsi que les véhicules qui les empruntent.

J'ai commencé à démonter mon réchauffeur à miel pour voir si une réparation était envisageable.
Je rappelle que lorsque nous l'avons déposé par terre, il y a quelques jours, je me suis aperçu que l'enveloppe externe en aluminium présentait des traces de corrosion avec fuite d'huile de colza..

Cet appareil est en fait une cuve à bain marie.
Le miel circule à travers une trentaine de tuyaux qui baignent dans un liquide chaud en l'occurence de l'huile de colza.
Ces trente tuyaux se trouvent à l'intérieur d'un gros tuyau en aluminium de 20 cm de diamètre et de 3,65 mètres de long.
Ce tuyau contient 150 litres d'huile de colza.
Les trente tuyaux ainsi que l'enveloppe extérieure présentent tous les deux des traces de corrosion (voir photo du 20 octobre).
Les traces de rouille sont visibles de l'extérieur puisque de minuscules petits trous laissent échapper de l'huile.
Le miel et l'huile de colza, bien évidement, circulent dans deux circuits différents.
On aperçoit sur la photo du centre le tuyau de sortie du miel à l'extrême gauche ainsi que le tuyau de sortie de l'huile sur la droite.

L'ancien propriétaire de la ferme utilisait de l'eau chaude pour réchauffer le miel et c'est justement cette eau qui est à l'origine de cette corrosion.
Pour pouvoir sortir les trente tuyaux, il faut d'abord démonter la plaque extérieure gauche.











Vendredi 29 Octobre

Météo : minimum de 4, maximum de 5 degrés.
Temps couvert toute la journée avec beaucoup de brouillard et de la bruine.

Météo plus que lamentable pour changer avec un crachin breton qui vous passe à travers les habits.
Jamais je n'ai vu une météo pareille même en France.
Les gens d'ici s'accordent à dire qu'ils n'ont jamais vu ça non plus.
Je préférerais de loin une bonne tempête de neige ainsi que du froid.
La météo est ainsi faite qu'on ne peut strictement rien y faire, c'est comme ça, il faut attendre en espérant que le beau temps reviendra.

Côté apiculture, rien de spécial bien évidemment, qui voudrait déranger les abeilles avec un temps pareil ?

J'ai installé mes lampes rouges dans le hangard d'hivernage + deux ou trois bricoles.
Pour revenir à mon réchauffeur à miel, le démontage se poursuit avec le retrait de la plaque aluminium extérieure (photo du haut).
Une fois enlevée, cette plaque permet de voir les tubes mais il faut encore retirer la garniture qui maintient les 30 tuyaux en place.
Pour ce faire, je dois démonter les 8 boulons intermédiaires (photo du centre) qui retiennent une deuxième plaque en aluminium.
Contrairement à la première , cette plaque est perforée de 30 trous où viennent se loger les tuyaux.
Les 8 boulons permettent le maintien en place des 30 tuyaux par écrasement des joints.
Chaque tuyau est équipé d'un joint torique qui est écrasé entre les deux plaques pour assurer l'étanchéité.
On aperçoit les joints toriques sur la photo du bas.
Les tuyaux sont maintenant accessibles mais il faut encore retirer la partie opposée du réchauffeur, là où se trouve le moteur électrique.
La suite demain.

Je viens d'apprendre que l'Europe a fermé ses frontières aux importations de reines en provenance des États-unis pour éviter la venue du "Petit coléoptère des ruches".
Etrange situation où l'Europe fait exactement le contraire de ce que les apiculteurs canadiens viennent d'obtenir, c'est à dire l'autorisation d'acheter des reines en Amérique et ce malgré la présence du fameux scarabée dans plusieurs états américains.











Samedi 30 Octobre

Météo : Pas plus de 1 degré toute la journée.
Temps couvert sans pluie.

Grosse amélioration côté météo si l'on peut dire car il ne pleuvait pas et en soirée nous avons même eu droit à un coucher de soleil.
Les nuages devraient disparaître ce dimanche et céder la place au soleil.

La ferme est prête pour affronter l'hiver, tout le matériel est correctement rangé, les véhicules sont à l'abri.
Il ne reste plus qu'à attendre l'arrivée d'une grosse tempête pour rentrer les ruches et la saison sera terminée.
Les températures ne sont pas suffisament fraîches pour rentrer les ruches.
Les colonies auraient bien trop chaud à l'intérieur du hangard d'hivernage.
Elles sont bien mieux dehors à respirer de l'air frais.

Le réchauffeur à miel est équipé du côté amont d'un moto réducteur extrêmement démultiplié qui permet la rotation d'un disque.
Ce disque est très particulier car les constructeurs lui ont ôté environ 1/6 de sa surface.
Le miel qui arrive de la chaîne d'extraction par pompage passe dans le compartiment où se trouve ce disque.
S'il n'y avait pas ce disque, le miel emprunterait toujours le même chemin, c'est à dire les quinzes premiers tuyaux, ceux qui se trouvent au bas de l'appareil.
Le disque en rotation permet de répartir le flux de miel dans les trente tuyaux.
La température du miel grimpera plus facilement s'il s'écoule dans trente tubes plutôt que dans quinzes tubes, c'est logique.
Le démontage est, là aussi, très facile.
Il suffit d'ôter les 16 boulons et de retirer les deux flasques en aluminium et le tour est joué.
Les tubes sont maintenant parfaitement accessibles des deux côtés.
Il n'y a qu'à les retirer un par un et l'affaire est dans le sac.
L'appareil est installé en hauteur et doit être incliné vers le spinner pour faciliter l'écoulement du miel.
Le côté amont se situe du côté moto-réducteur et le côté aval du côté du spinner.
Le miel et la cire sortent de l'appareil à 32 degrés et s'écoulent lentement jusqu'au spinner pour pouvoir être séparé.
Les trente tubes présentaient des traces sérieuses de corrosion et sont inutilisables.
Je crois qu'un investissement s'impose mais il reste encore à vérifier l'intérieur du gros tuyau de 20 cm de diamètre.

Concernant le "Petit coléoptère de la ruche", la "Semaine verte" vient de diffuser un reportage très intéressant sur ce parasite.
Ce reportage est disponible par internet ICI.
Une fois sur la page, faire défiler vers le bas et cliquer sur "Le pire enemi des abeilles".
C'est une enquête très bien faite qui a été tourné en afrique du sud et aux états-unis ou le fléau fait des ravages.