FRENCH BEE FARM
LA FERME APICOLE FRANÇAISE


Archives photos du jour mois de Septembre 2005



Frontière américaine


Les pieds dans l'eau



Coquillage de rivière

Samedi 3 septembre 2005

Météo : 7 degrés ce matin et 26 degrés dans l'après-midi.
Grand soleil toute la journée.

Climat idyllique en ce moment.
Les fermiers en profitent et battent le grain en permanence.
Les surfaces cultivées sont gigantesques et il n'est pas rare de voir 2 ou 3 moissonneuses travailler en même temps.
La plupart des fermiers possèdent 2 moissonneuses et lorsque leurs champs sont terminés, ils donnent un coup de main au voisin.

Depuis lundi, nous faisons le forcing au niveau du nourrissement.
En cinq jours, nous avons récolté et nourri 200 ruches.
Nous stockons les hausses dans la chambre chaude et lorsque celle-ci sera pleine, nous commencerons à extraire.
Côté stockage, je suis vraiment tranquille car je peux empiler jusqu'à 1000 hausses
Le colza étant terminé, il n'y a plus de risque de cristallisation et en gardant le miel au chaud, libre à nous de l'extraire quand nous voulons.
Ce matin encore, nous avons récolté 80 ruches.
Les hausses ne sont pas pleines, loin de là mais les abeilles ont quand même rempli une bonne hausse, de quoi remplir quelques tonneaux.
En même temps que nous récoltons, nous posons nos nourrisseurs et les abeilles reçoivent immédiatement 20 litres de sirop.

Je pense que d'ici le 15 septembre, la saison sera terminée, très en avance par rapport aux autres années.
Il nous reste encore du miel à extraire mais d'ores et déjà, je peux dire que le tonnage sera sensiblement le même que l'année dernière.

Aux dernières nouvelles, il semblerait que la production de miel au Canada soit très en dessous des estimations et que le miel blanc canadien si réputé soit pratiquement introuvable.
La production américaine est elle-même très faible car les producteurs américains ont préféré se concentrer sur la pollinisation ou les prix de location des ruches sont très incitatifs (150$ US par ruche pour polliniser des amandiers en Californie).
Vu le prix dérisoire du miel en ce moment, il vaut mieux utiliser ces ruches pour polliniser que pour produire du miel.
Tout ça pour dire que la tendance serait à une augmentation du prix mondial dans les mois prochains, ce qui n'est pas pour me déplaire.

Nous sommes retournés sur la rivière Pembina le week-end dernier avec l'intention de nous baigner mais l'eau était bien trop froide (la date sur les photos est erronée).
Nous avons pleinement profité de notre journée au fil de l'eau et découvert que les rivières manitobaines recélaient des coquillages énormes.
Nous nous sommes bien gardés de les goûter.
Descendre une rivière à la pagaie est vraiment une expérience inoubliable.

Consécutivement au cyclone Katrina, nous avons eu beaucoup de vent ces jours derniers.
Comme tout le monde ici, nous regardons les informations américaines qui donnent en boucle des informations sur l'étendue du désastre.
Ces jours derniers, des équipes de secours canadiennes sont parties vers le sud des États-Unis pour aider les populations.






Fausse-teigne




Marmotte

 

 



Maçonnerie apicole

Mercredi 7 septembre 2005

Météo : 8 degrés ce matin et 23 degrés dans l'après-midi.
Grand soleil toute la journée.

La météo est excellente et nous permet d'avancer très vite.
A voir l'activité qui règne sur les planches d'envol et le pollen qui revient à la ruche, les abeilles sont en plein boum et les reines continuent de pondre.

Pour notre dernière récolte de l'année et avant de mettre les chasse-abeilles, nous inspectons rapidement les corps de ruche pour vérifier l'état du couvain.
Pendant que Abdel soulève les hausses avec le "billet easy loader", j'en profite pour retirer la grille à reine et inspecter les corps de ruche.
En général, je sors 1 cadre de couvain parfois deux pour voir si la reine pond toujours.
Ce contrôle ne dure que quelques minutes, parfois plus lorsqu'il y a un problème.

Pour passer l'hiver, il faut bien entendu que les reines soient présentes dans les ruches.
Le couvain doit être réparti sur au moins 6 cadres et le corps de ruche doit contenir un maximum de jeunes abeilles.
Plus il y a de jeunes abeilles dans la ruche, plus celle-ci a des chances de passer l'hiver.
Une population trop vieille ne tiendra pas longtemps.

On reconnait très facilement les jeunes abeilles à leur petite taille et à leurs couleurs chaudes.
Sur la fin de sa vie, une abeille perd ses couleurs chaudes et devient luisante ou brillante.
Cette différence de couleur est très visible au niveau de l'abdomen..

Les vieilles abeilles ne tiennent pas bien le cadre et ont tendance a être beaucoup plus agressives et volatiles que les autres.

Une ruche qui contient trop de mâles (faux-bourdon) est probablement orpheline depuis un bon moment mais peut malgré tout contenir une reine.
L'inspection dans ce cas là dure beaucoup plus longtemps car il faut déterminer la surface totale de couvain et savoir si la reine est toujours là.
Personnellement, je n'aime pas ce style de ruche car bien souvent ce sont des colonies à problèmes.
Les mâles en trop grand nombre sont souvent accompagnés de vieilles abeilles, ce qui signifie qu'il vaut mieux se débarrasser de cette ruche même si la reine est encore présente.

Pour chaque ruche, il faut prendre une décision quand à savoir si cette ruche est viable ou non.
L'absence de couvain est sans aucun doute un élément déterminant dans cette prise de décision.

Certaines colonies stockent des quantités importantes de pollen à la place du couvain.
La reine étant absente, les ouvrières remplissent tout simplement les alvéoles destinées aux oeufs.
La ruche, dans ce cas là, sera réunie à une autre par secouage des abeilles.

Les colonies à ouvrières pondeuses sont celles qui me posent le plus de problèmes.
En 25 ans de métier, je n'ai jamais vu d'ouvrières pondeuses et à chaque fois que je tombe sur ce genre de ruche, je me gratte toujours la tête un bon moment avant de savoir quoi faire.
Tout dépend à quel moment l'apiculteur intervient.
Quand une ouvrière pondeuse se met à pondre, elle dispose ses oeufs anarchiquement dans les cellules et le diagnostic est très vite fait.
Le problème se complique lorsque la ponte est régulière et lorsque les larves sont correctement alimentées en gelée royale.
La prise de décision est dans ce cas-là très difficile car il s'agit peut-être d'une jeune reine qui vient de commencer à pondre.
Il faut donc attendre le 5ème ou 6ème jour pour savoir à quoi s'en tenir.
Si les oeufs pondus sont uniquement des mâles (ouvrières pondeuses), les larves n'auront pas assez de place dans les alvéoles et vont se contorsionner dans tous les sens pour tenir dedans.
La ruche est dans ce cas-là perdue.

Autant de problèmes qu'il faut résoudre au cas par cas.
Entre poser les chasse-abeilles, vérifier le couvain, placer les lanières de coumaphos, il nous faut à peu près 1 heure et demi pour quarante ruches soit un peu plus de deux minutes par ruche.

Voilà environ 8 jours que j'entendais du bruit dans mon entrepôt métallique au niveau du stockage de mes fûts vides.
Le bruit était régulier et faisait penser à des brindilles frottant les tôles de l'entrepôt.
Sur le coup, je n'y ai pas vraiment prêter attention mais hier le bruit étant vraiment distinct, il fallait que je fasse quelque chose.
Le bruit provenait en fait d'une pauvre marmotte qui était tombée entre quatre tonneaux vides sans possibilité de s'échapper.
La pauvre bête ne gémissait même pas mais passait son temps à gratter les tonneaux en espérant que quelqu'un viennent la délivrer.
J'ai donc déplacer les tonneaux sans lui faire mal et celle-ci s'est lentement déplacée vers la sortie.
En voyant le triste état dans lequel se trouvait cette marmotte, je m'en suis voulu de n'avoir pas réagi plus vite.
Sur la photo du bas, on aperçoit très distinctement un colmatage à la propolis d'environ 1 centimétre d'épaisseur réalisé entre deux hausses pas vraiment jointives.






Visiteur Chilien


Stockage des grilles à reines



Pelicans sur la rivière Pembina

Vendredi 9 septembre 2005

Météo : 15 degrés ce matin et 28 degrés dans l'après-midi.
Brouillard le matin et soleil en après-midi.

Pour une journée chaude, ce fut une journée chaude.
Le taux d'humidité était trés élevé et je dois dire que nous avons sué des grosses gouttes sous les combinaisons.
Nous avons récolté deux nouveaux ruchers ce matin ce qui porte à 200 le nombre de ruches restant à récolter.
Le nourrissement d'automne avance à grands pas et je pense que d'ici la fin de semaine prochaine, tout sera terminé, du moins pour l'instant.

La palette où nous rangeons les grilles à reine (à gauche sur la photo) commence à bien se remplir.
Les grilles à reine sont bien plus épaisses en fin de saison à cause de la cire et nous rencontrons chaque automne des difficultés à tout faire rentrer sur la palette.

J'avais de la visite cet après-midi en la personne de José Fuentes Gomez du Chili (photo du haut).
Cet universitaire sud américain était en visite au Manitoba pour quelques jours.
Il était reçu par Rhéal Lafrenière (responsable apicole pour la Province du Manitoba au centre sur la photo).

Rhéal était parti l'hiver dernier au Chili pour une mission d'évaluation du potentiel apicole de ce pays et en retour José venait visiter différentes mielleries manitobaines de différentes dimensions.

José Fuentes Gomez est un ingénieur agricole dont la mission est de construire une miellerie modèle à l'université de Conception au Chili.
Cette miellerie sera dotée de tout l'équipement nécessaire et permettra de former les futurs apiculteurs chiliens, elle sera également mise à la disposition des apiculteurs locaux désirant extraire dans de bonnes conditions.

Après avoir bien discuté, nous avons échangé nos adresses emails en vue de futurs échanges.

Pour la première fois hier, j'ai composé le numéro de "Mid US honey producers hot line".
C'est en fait un service téléphonique très intéressant qui permet de connaître les prix qui sont pratiqués dans le business du miel et ceci en temps réel.
On trouve également des informations telles que la force de la miellée dans telles ou telles régions ou des prévisions de récolte un petit peu partout aux États-Unis ou au Canada.
Le principe est très simple.
Les apiculteurs qui le désirent enregistrent des messages qui sont ensuite repris par le responsable de ce service.
Sans donner son nom, un apiculteur de l'Ontario pourra par exemple faire savoir à tout le monde le prix qu'on lui a donné pour une charge complète de miel.
Dans un autre message, un apiculteur du Nord Dakota dira ce qu'il a touché pour son miel blanc.
Les messages sont anonymes mais donnent la tendance en matière de prix et de récolte.
Ce numéro (non gratuit) permet de savoir si le prix monte ou descend.
La tendance en ce moment serait plutôt à la hausse, ce qui est une bonne chose.
Pour les apiculteurs canadiens, le numéro à composer est le suivant : 1.763.658.4193.
A noter que les messages sont bien entendu en anglais.







En punition


Encombrement



Papillon monarche

Lundi 12 septembre 2005

Météo : 11 degrés ce matin et 20 degrés dans l'après-midi.
Ensoleillé avec un peu de vent.

Après un week-end de rêve côté température (plus de 31 degrés), le thermométre est redescendu dans les normales de saison.
Hier nous étions à Winnipeg pour voir les courses de "dragon boat" sur la rivière rouge et malgré la présence rafraîchissante du fleuve, il faisait une chaleur à crever.

Nous sommes retournés dans la miellerie ce matin pour extraire une quinzaine de palettes.
Pour résumer cette matinée, je pourrais dire que nous payons à peine les charges d'électricité étant donné le peu de miel qu'il y a dans les hausses.
Je me demande même pourquoi nous dépensons tant d'énergie pour si peu en retour.
Les cadres operculés sont tellement rares que la machine à désoperculer ne fonctionne presque pas.
Nous mettons directement les cadres dans le convoyeur lorsque nous apercevons du miel au fond des cellules.
Sur un total de 200 hausses, nous avons à peine rempli 2 tonneaux.
Pour couronner le tout, le miel n'était même pas sec et j'ai dû mettre en marche le déshumidificateur (perte de temps et d'argent) pour le sécher.
C'est vraiment une fin de saison pas ordinaire.

Nous n'avons mis que 4 heures 30 pour extraire 15 palettes et à 12h30, tout était terminé.

En début d'après-midi, nous sommes repartis mettre des chasse-abeilles.
Les hausses étaient tellement légères que nous n'avons même pas utilisé le billet easy loader.
Les ruches que nous récoltons en ce moment sont très légères et auraient dû être nourries depuis belle lurette mais on ne peut pas tout faire en même temps.
Impossible de nourrir 600 ruches en même temps, les dernières doivent attendre.

A voir le contenu des ruches, la miellée s'est arrêtée nette il y a environ 3 semaines et depuis ce temps là, les colonies se maintiennent en butinant à droite et à gauche.

Aujourd'hui, il n'y avait aucune activité sur les plateaux de vol malgré la présence du soleil.
Les abeilles étaient calmes et nous avons pu nous occuper de 120 ruches.
Si nous arrivons à ramasser les hausses demain, il ne restera que 80 ruches à récolter.
Je n'ai jamais fini si tôt.

En temps normal, et à cette époque de l'année, les abeilles butinent exclusivement sur les champs de sarrasin.
La miellée de sarrasin est habituellement intense surtout lorsque le soleil est présent, c'est le cas en ce moment..
Avec la nouvelle variété de semences que les fermiers utilisent maintenant, les fleurs de sarrasin n'attirent plus les abeilles et les hausses restent désespérement vides.

En 2000, lors de ma première récolte, nous avons fini d'extraire le 4 octobre et je peux dire que les hausses étaient encore bien remplies.
A l'époque, j'avais réussi à remplir 60 tonneaux de sarrasin ce qui est phénoménal comparativement à ce que je récolte aujourd'hui.

A trop vouloir modifier la nature, on n'obtient rien de bon.
Les fermiers qui semaient du sarrasin à l'époque étaient satisfaits, c'est le contraire maintenant.
Il y a trois ans, le Manitoba semait 30 000 acres de sarrasin, 10 000 aujourd'hui.
Le miel de sarrasin va finir par disparaître.
Des faits qui parlent d'eux mêmes.

L'hiver approche, c'est sûr.
Les mâles commencent à s'agglutiner à l'entrée des ruches (photo du haut) car les ouvrières leur refusent l'accès et les papillons monarche vont bientôt commencer leur transhumance vers le sud..






La cathédrale St Boniface sur l'autre rive

 




4 équipes


 



Sous le pont piétonnier

Vendredi 16 septembre 2005

Météo : 5 degrés ce matin et 16 degrés dans l'après-midi.
Couvert avec un peu de pluie

Ça y est, la saison est terminée.
Nous avons travaillé très fort jusqu'à mercredi soir pour rentrer toutes les hausses.
En trois jours (soit depuis lundi matin), nous avons pu récolter les 200 dernières ruches.

Quel soulagement de voir toutes les ruches avec un nourrisseur sur la tête et prêtes pour l'hiver.
En disant "prêtes", je dois quand même apporter une nuance.
Certains nourrisseurs étant plus petits que les autres, je dois retourner sur les emplacements pour les remplir à nouveau (du moins un compartiment sur les deux).
Il n'y a pas urgence et je peux très bien faire ça courant de semaine prochaine.

Ce matin, nous avons mis en marche la miellerie pour la dernière fois.
Il restait une vingtaine de palettes à extraire et vers 3 heures de l'après-midi, tout était terminé.
Le miel était plus foncé cette fois-ci (sarrasin) mais la quantité n'était pas au rendez-vous.
Des centaines de cadres étaient vides de miel et bien souvent, les hausses partaient directement au stockage.
La machine à désoperculer n'a pas fonctionné une seule fois de la journée car les cadres n'étaient pas suffisamment operculés.
Nous avons par contre largement utilisé les grattoirs à opercules.

Nous avons terminé cette troisième récolte en un temps record (à peine 15 jours) et bien que nous ayons brassé des centaines de hausses (environ 1500), nous n'avons rempli que 8 tonneaux, ce qui est dérisoire comparativement aux deux premières récoltes.

L'heure est maintenant au nettoyage car il faut préparer les machines pour l'hiver et graisser tout ce qui doit être graissé.
J'ai l'intention d'attaquer ce travail dès lundi mais cette fois-ci en prenant mon temps.
A partir de lundi, j'ai bien l'intention de faire une petite sieste chaque jour après le repas de midi, histoire de récupérer des efforts que nous avons produits ces jours derniers.
C'était en tout cas, la dernière journée de travail d'Abdel.

"Manitoba agriculture" avait organisé une session de formation ce jeudi, à l'université du Manitoba à Winnipeg.
Cette journée de formation avait pour but de sensibiliser les apiculteurs aux règles de sécurité à observer lors du maniement des produits de traitement contre la varroase (acide formique et oxalyque).
C'est la première fois qu'un tel événement se produisait à Winnipeg et 4 intervenants avaient été invité pour présenter diverses méthodes d'application des produits de lutte contre la varroase.
Tout le monde était convoqué à 9 heures du matin dans les locaux du rucher expérimental de l'université du Manitoba.
Je n'avais jamais visité l'endroit et comme les sujets proposés étaient très intéressants, je suis donc parti à Winnipeg.
La journée s'est très bien déroulée sous un soleil radieux et j'ai appris beaucoup de choses.
J'ai pris beaucoup de photos que je diffuserai ces prochains jours.
Dès lundi, je compte proposer une rubrique se rapportant à chaque type de traitement.

Ma vidéo concernant le fonctionnement de la ligne d'extraction Cowen est bientôt terminée.
Je pense que d'ici à quelques jours, elle sera disponible sur ce site.

Dimanche dernier, comme je le disais, nous avons assisté à des courses de "Dragon Boat" sur la rivière rouge à Winnipeg (voir photo).
Ces joutes nautiques se déroulaient à "La Fourche", lieu historique très connu et très touristique, tout près de St Boniface (quartier français).
Ces batailles navales sont en fait destinées à prélever des fonds pour la lutte contre le cancer.
L'évenement est annuel et de nombreuses équipes s'affrontent.
Tout le monde peut s'inscrire mais la participation est payante.
En général, les équipes se composent de collègues de travail, de famille entière ou de membres d'associations diverses.
Chaque bateau peut accepter de 20 à 25 participants, chaque participant étant vêtu du même maillot.
Cette année, il y avait 153 équipes différentes de tout horizon.
Le droit d'inscription est de 900 dollars mais généralement ces frais sont couverts par les entreprises ou associations participantes.
C'est un bon moyen pour trouver de l'argent et la personne qui m'a donné tous ces renseignement était très fière de me dire que l'organisation de cette course avait rapporté la bagatelle de 210 000 dollars. l'année dernière.
Les bateaux s'affrontent à longueur de journée, quatre par quatre, et ceci sur un parcours d'environ 500 mètres (2 minutes) qui se termine au niveau du pont piétonnier "l'Esplanade Riel" qui relie Winnipeg à St Boniface. Il y avait tellement de monde que nous avions convenu d'un point de ralliement au cas ou quelqu'un se perdrait.
C'était assez spectaculaire à voir.






Acide oxalique déshydraté

 




Autre compagnie

 




Méthode avec une seringue

Lundi 19 septembre 2005

Météo : 7 degrés ce matin et 21 degrés dans l'après-midi.
Grand soleil toute la journée

L'été se prolonge avec des températures plus que raisonables.
Le thermomètre est monté jusqu'à 21 degrés et en plein soleil, le tee-shirt était de rigueur.
Il fait chaud et tout le monde en profite même les abeilles.
Il n'y a plus de nectar à ramasser mais le pollen rentre en grande quantité, signe que les reines continuent de pondre.
Le sirop que j'ai distribué, ces deux dernières semaines, stimule les abeilles ainsi que la reine.
C'est la dernière ligne droite avant l'hiver et il faut à tout prix un maximum de jeunes abeilles dans les ruches.

Rien de spécial au niveau de mon travail.
Il me restait deux reines à introduire dans des ruches orphelines.
Pour ce faire, j'ai récupéré une ruchette de fécondation à quatre compartiments dans le rucher d'élevage que j'ai emmenée sur place.
Plutôt que d'introduire les reines en cagette, j'ai carrément transvasé les reines ainsi que les deux cadres de couvain sur lesquels elles se trouvaient à l'intérieur des ruches orphelines.
Les deux ruches orphelines étant au même endroit, le travail était fait en 15 minutes.
Cette procédure est beaucoup moins risquée que la reine en cagette et le résultat est quasiment garanti.
J'en ai profité pour soulever quelques toits afin de vérifier le niveau de sirop dans les nourrisseurs.
Avec surprise, j'ai pu constater que les nourrisseurs étaient vides.
En milieu d'après-midi, j'ai mis en route le laveur haute pression pour décaper la chambre chaude, celle-ci est de nouveau propre comme un sou neuf.

Jeudi dernier, les apiculteurs du Manitoba étaient invités à une journée de formation sur l'utilisation des produits anti-varroa et sur les régles de sécurité à respecter concernant la manipulation de ces produits.
La formation avait lieu à l'université du Manitoba (dans le rucher école) et plusieurs ateliers étaient disponibles.

Janet Tam de l'"Association des apiculteurs de l'Ontario" (photo du bas), était là pour présenter une méthode basée sur l'utilisation de l'acide oxalique.
Cette substance mélangée à du sirop est très efficace contre la varroase.
L'acide oxalique n'est pas encore homologué au Canada pour un usage apicole aussi le "Conseil canadien du miel" avec l'appui financier des apiculteurs a mis en oeuvre une procédure d'homologation qui devrait déboucher le mois prochain sur une autorisation de mise sur le marché de ce produit à des fins apicoles.
Les cristaux d'acide oxalique s'achètent dans l'immédiat en flacon de 500 grs (voir photos).
Il faut impérativement utiliser de l'acide oxalique déshydraté (oxalic acid dehydrate en anglais) en cristaux et non les flacons qui contiennent des capsules ou pastilles.
Le flacon de 500 grs coûte 12 dollars et permet de traiter 142 ruches.

Comparativement aux autres produits sur le marché (mite away, mitegone, coumaphos, apistan), le coût du traitement par ruche est dérisoire et risque bien de séduire la plupart des apiculteurs.
La mise en oeuvre du traitement est elle aussi très simple mais il faut faire attention à certaines choses.

Tout d'abord, l'efficacité de l'acide oxalique est redoutable en période hors couvain.
Il faudra donc choisir la période de traitement (tôt le printemps ou tard dans l'automne).
Le produit est efficace seulement à l'extérieur des opercules aussi les varroas qui se trouvent à l'intérieur des alvéoles ne seront pas inquiétés.
Le produit est toxique pour l'apiculteur en fonction de la manière dont celui-ci s'en sert.
Il faut impérativement porter des gants plastiques épais et des lunettes.
L'usage de l'acide oxalique sous forme de vapeur (varrox) nécessite le port d'un masque respiratoire filtrant.

Dans la mesure où ce produit n'a pas encore été homologué, nous n'avons pas pu avoir de renseignements précis concernant les mélanges et autres dosages.
Janet nous a quand même expliqué la manière dont ce produit avait été utilisé pendant toute son expérimentation en Ontario.

Il faut d'abord mélanger le produit à du sirop 50/50 à raison de 35 grs de cristaux par litre de sirop.
Je rappelle que du sirop 50/50, c'est 1 litre d'eau + 1 kg de sucre.
Pour une meilleure incorporation des cristaux au sirop, il est conseillé de chauffer le sirop sans le faire bouillir (on doit pouvoir toucher le contenant sans se brûler).
La dose est de 50cc par ruche à répartir entre les cadres (25 cc par corps de ruche pour les ruches doubles).
Il y a 2 manières d'administrer le sirop dépendant du nombre de ruche à traiter.
L'apiculteur amateur utilisera une seringue de 50cc comme sur la photo du bas (travail laborieux).
Le professionnel se servira d'un appareil très pratique dont je diffuserais les photos demain.

Ma nouvelle vidéo est disponible ici.






Pistolet avec bidon


pistolet auto-doseur



Construction sauvage de cire

Mardi 20 septembre 2005

Météo : 11 degrés ce matin et 22 degrés dans l'après-midi.
Grand soleil toute la journée

Il faisait tellement chaud cet après-midi que je suis parti rajouter du sirop sur 8 différents emplacements.
Comme je le disais précédemment, mes nourrisseurs les plus petits ne contiennent que 14 litres et doivent être rempli une seconde fois (1 seul compartiment sur les deux) pour atteindre les 20 litres nécessaires.
Tous les nourrisseurs que j'ai vérifié étaient complètement vides, preuve que les abeilles se portent bien.
Un seul nourrisseur n'avait pas été touché et des centaines d'abeilles s'étaient noyées dans le sirop.
Il y a fort à parier que cette ruche ne passera pas l'hiver.
En général, les ruches qui ne consomment pas le sirop sont des ruches à problèmes.
Elles ne résistent pas longtemps.

Les bonnes ruches sont capables de stocker le sirop dans le nourrisseur lui-même en construisant des rayons de cire.
Si la reine occupe toute la place avec son couvain, les abeilles vont édifier des rayons de cire dans le nourrisseur pour stocker temporairement le sirop.
Ces rayons seront construits sous le toit si bien que lorsqu'on soulève les toits, on a parfois des surprises (photo du bas).
A la blancheur des rayons, on se rend très bien compte de l'effet stimulant du sirop sur le comportement des abeilles.
Généralement, le sirop reste peu de temps dans ces rayons car lorsque la reine arrête sa ponte, les rayons inférieurs du corps de ruche se libèrent et les abeilles peuvent ensuite descendre progressivement le sirop.

Concernant l'acide oxalique, le système de pistolet doseur est de loin le moyen le plus rapide pour traiter les ruches.
Le pistolet est raccordé à une réserve de 1 galon par l'intermédiaire d'un tuyau souple de 1 mètre de longueur.
Le container plastique de 1 galon (4,7 litres) peut se porter en bandoulière et permet de traiter 94 ruches à la fois.
Il est très facile de mettre ce container dans un sac à dos d'écolier et de faire passer le tuyau caoutchouc par dessus l'épaule, c'est beaucoup plus pratique.

Le pistolet est équipé d'une gachette qui actionne un ressort.
Il suffit de presser sur la gachette pour pomper 25 cc maximum de sirop.
Le dosage étant de 50cc par ruche, il faudra donc actionner 2 fois la gachette.

Le dosage préconisé pour les ruches plus faibles est de 40cc.

Cet accessoire est disponible chez n'importe quel vétérinaire au coût de 70 dollars.

Personnellenement, j'utiliserai ce système le printemps prochain.








Appareil varrox



oreille et bouche fermée



Les femmes et la mécanique

Jeudi 22 septembre 2005

Météo : 3 degrés ce matin et 18 degrés dans l'après-midi.
Grand soleil toute la journée

Il faisait frais ce matin et le blanc gel recouvrait le sol.
Une fois le soleil au dessus de l'horizon, on pouvait ressentir la chaleur de ses rayons et savoir que cette journée allait être magnifique.
Je n'avais rien de spécial à faire aujourd'hui concernant l'apiculture et j'ai pu profité pleinement de cette superbe journée d'automne.
Que c'est agréable de prendre son temps !!

Je ne pense pas retourner aux abeilles avant le début de semaine prochaine pour distribuer les derniers 1000 litres de sirop qui me restent.
Les dernières ruches que nous avons récoltées ont reçu leur sirop depuis à peine une semaine et peuvent attendre encore un tout petit peu.
Il est inutile de bloquer les corps de ruches avec des tonnes de sirop.
Mieux vaut dispenser ce sirop progressivement et laisser les reines pondrent confortablement.

Pour finir avec l'acide oxalique, il est nécessaire de parler de la méthode par évaporation.
C'est une méthode qui a fait ses preuves et qui fonctionne très bien.
Personellement, j'ai trouvé que cette méthode était incompatible avec l'apiculture professionnelle car trop longue à mettre en oeuvre.

Pour obtenir une efficacité maximum, la ruche doit être hermétiquement close.
Il faut donc fermer les entrées de ruche complètement ainsi que les différents orifices (trou nourrisseur, fissures, aération diverses, etc...).

Le traitement doit se faire à l'aide d'un évaporateur ou 'Varrox" (photo du haut).
C'est une espéce de longue tige métallique qui comporte à son extrémité une espèce de petite marmitte dans laquelle on verse les cristaux d'acide oxalique (photo du haut).
Cette tige métallique est introduite dans la ruche par l'entrée normale puis la ruche est refermée hermétiquement.
"Janet Tam" utilise pour ça des chiffons préalablement trempés dans un seau d'eau.

A noter que les différents orifices sont masqués avec du "duct tape" ou scotch (photo du milieu).

L'appareil fonctionne à l'électricité (batterie de voiture) et peut donc être transporté dans les champs.
Le dosage est de 1gr d'acide oxalique déshydraté pour les ruches simples et de 2 grs pour les ruches doubles.

Une fois l'acide au fond de la marmitte, Janet glisse l'appareil à l'intérieur de la ruche et referme l'entrée hermétiquement.
Elle connecte ensuite l'appareil à la batterie et attend 2 minutes pour que l'évaporation soit complète.
Après déconnexion de la batterie, il faut encore attendre 2 minutes supplémentaires pour pouvoir intervenir sur la ruche elle-même et réouvrir les entrées.
C'est un processus assez long mais efficace.

Là aussi, l'apiculteur devra faire preuve de prudence dans l'utilisation de ce procédé (port d'un masque, gants isolants et lunettes).

En se tenant à quelques mètres de la démonstration, on aperçoit nettement des fumées blanches qui s'échappent de la ruche, preuve qu'il est quasiment impossible d'assurer une étanchéité parfaite.
Ces fumerolles sont évidemment toxiques mais si l'apiculteur reste à distance, il ne risque absolument rien.
Concernant la toxicité des fumées au cours du traitement, une étude très intéressante faites en Allemagne est disponible sur internet à cette adresse.

L'ouragan Rita approche des côtes américaines et risquent bien de provoquer une catastrophe majeure.
L'opinion américaine va-t'elle prendre conscience des changements profonds de notre climat suite à ces catastrophes ???
Georges Bush se décidera t'il à signer le fameux protocole de Kyoto ???.






Derniers litres



Nourrisseur seau




Nourrisseurs de secours

Lundi 26 septembre 2005

Météo : 7 degrés ce matin et 24 degrés dans l'après-midi.
Grand soleil toute la journée

Cette fois-ci, la cuve de sirop est complètement vide et le nourrissement est bel et bien terminé.
Manque de chance, je suis tombé en panne de sirop sur le dernier emplacement.
Il restait malheureusement 9 ruches à nourrir soit l'équivalent d'une soixantaine de litres, quel dommage!
Ces 9 ruches ont déjà reçu 14 litres de sirop aussi je ne m'inquiète pas trop.
J'ai tout de même pris la précaution de les identifier à l'aide d'un morceau de "duct tape" collé sur le devant de la ruche.
Une fois à l'intérieur du hangard d'hivernage, ces palettes seront disposées en sommet de piles pour pouvoir enlever les toits et nourrir les ruches si besoin est.

Il a fait une journée merveilleuse et les abeilles rentraient encore du pollen.
Les reines pondent, c'est certain, mais je me garderais bien de vérifier.
A cette époque de l'année, les abeilles se préparent pour l'hiver et démonter une ruche en ce moment équivaut à un véritable séisme surtout après avoir stocké 20 litres de sirop.

En temps normal, je suis quelqu'un de très organisé mais cette année, je suis malencontreusement tombé en panne de nourrisseur.
C'est la première année que je fais autant de ruchettes et je n'ai pas pensé que mon stock de nourrisseurs allait être insuffisant.
Ce petit détail m'a complètement échappé jusqu'au moment ou je suis arrivé à l'avant dernier rucher.
Heureusement pour moi, il me restait quelques seaux de nourrissement et j'ai pu finir mes quarante dernières ruches (photo du bas).

Je n'aime pas beaucoup utiliser ces seaux plastiques pour plusieurs raisons.
Tout d'abord, lorsqu'on retourne le seau au dessus de la ruche, il arrive très souvent que le sirop coule en dehors de la ruche par l'entrée de vol.
Cet écoulement ne dure pas bien longtemps mais le sirop est définitivement perdu.
A noter que certains seaux ne fuient pas du tout à l'inverse de certains autres.

Le mécanisme est très simple à comprendre :
Une fois le seau à l'envers par-dessus la ruche, le sirop se retrouve par conséquent contre le couvercle.
L'air qui est emprisonné dans le seau remonte au-dessus du sirop et se met en dépression, retenant du même coup le sirop à l'intérieur du seau.
Le fin grillage (photo du milieu), à travers lequel les abeilles se nourrissent, laisse passer le sirop jusqu'à ce que l'air soit complètement en dépression.
Une fois que l'équilibre est trouvé, le sirop reste à l'intérieur.

Chaque seau réagit différement en fonction de la fluidité du sirop et de la flexibilité du plastique, c'est très variable.
Je ne parle même pas des couvercles qui ferment mal et qui laissent rentrer l'air (à éviter), un véritable gouffre financier.

Un autre inconvénient par rapport au nourrisseur classique, c'est leur légèreté lorsqu'ils sont vides.
Un bon coup de vent et tous les nourrisseurs sont par terre.
Je plains sincérement les apiculteurs qui doivent mettre des briques au-dessus des seaux.
Jusqu'à 20 ruches pas de problèmes mais s'il faut charier 600 ou 700 briques pour tous les nourrisseurs, Quel travail !!!.

Malgré cela, beaucoup d'apiculteurs au Manitoba utilisent ce système pour les nourrissements massifs.
Il faut dire que les seaux ne sont pas chers (5$ environ) comparativement aux nourrisseurs classiques qui coûtent environ 17 dollars.






Nettoyage quasiment terminé


Nourrisseur seau



Housse isolante

Mardi 27 septembre 2005

Météo : 5 degrés ce matin et 24 degrés dans l'après-midi.
Grand soleil toute la journée

Temps superbe une fois de plus !
La météo nous avait annoncé 24 degrés et nous avons effectivement eu 24 degrés.
Mis à part un vent violent, le soleil chauffait très fort.
C'est l'été indien qui continue et personne ne s'en plaindra.

J'ai passé la journée complète dans la miellerie avec la ferme intention de terminer le nettoyage le plus rapidement possible.
Depuis ce matin, le laveur haute pression tourne continuellement et toutes les machines sont maintenant propres.
Grâce à la lance haute pression extra longue (2m50) que j'ai fait faire spécialement, j'ai pu laver tous les murs ainsi que le plafond de la miellerie.

J'ai passé un long moment sur le spinner pour faire partir toute la cire.
Avec une pompe à graisse, j'ai lubrifié toutes les parties mobiles ainsi que les différents roulements à bille.
J'utilise de la graisse végétale pour lubrifier toutes mes machines.

En démontant le tambour du spinner, j'ai remarqué que 2 des 6 boulons de fixation tournent dans le vide et ne jouent plus leur rôle.
Une fois que le spinner sera sec, je referrais complètement les pas de vis.
Ce n'est malheureusement pas la première fois que celà arrive et je connais la marche à suivre.

Ce soir, il me reste encore le laboratoire à laver.

Sur la photo du bas, on aperçoit une housse individuelle d'hivernage pour une ruche deux corps.
Le même modèle existe également pour une ruche simple corps.
Le fabricant était présent à la journée de formation que nous avons eu, il y a deux semaines et il présentait son matériel aux nombreux apiculteurs.

Cette housse est en fait un sandwich de plastique et de laine de verre qui enveloppe la ruche au complet et qui isole les abeilles du froid (protection R8).
Elle s'enfile comme une chaussette et s'adapte parfaitement aux dimensions de la ruche.

Pour faciliter la mise en place et pour éviter de déchirer le plastique, il est recommandé d'appuyer au préalable sur la housse pour vider l'air qui se trouve à l'intérieur.
Une fois en place, la housse reprendra sa forme d'origine car la laine de verre va regonfler.

En glissant un matelas de laine de verre sous le toit, on obtient une parfaite isolation.

A noter qu'il est impératif de créer une circulation d'air à l'intérieur pour éviter les problèmes de condensation.
La ruche doit être équipéej à sa partie supérieure d'un évent pour chasser l'humidité.

D'après le fabricant, cette qualité de plastique offre une bonne résistance aux perforations (souris ou déchirements).
Les housses 2 corps sont vendues 13,50 dollars (9.54 euros) et celles pour un corps de ruche 11,50 dollars (8.13 euros).






Déménagement du pétrin


Housse isolante 1 corps


Bidon "Mite away"

Mercredi 28 septembre 2005

Météo : 1 degré ce matin et 14 degrés dans l'après-midi.
Grand soleil toute la journée

Même journée qu'hier mais un peu plus frisquette !
Le thermométre n'était pas loin du zéro et le soleil a mis très longtemps pour réchauffer l'atmosphère.
Au plus chaud de la journée, les abeilles se baladaient ici et là sans être trop motivées.

J'ai enfin fini mon nettoyage.
La miellerie est propre et resplendissante comme au premier jour.
L'idéal serait d'avoir des housses pour chaque machine afin de les protéger de la poussière.
Celà permettrait de repartir dans de bonnes conditions sans avoir à repasser le laveur haute pression de partout la saison prochaine.

Certain apiculteurs préfèrent laisser leur machine dans l'état sans chercher à les nettoyer.
"La cire et le miel les protègent et évitent la corrosion" disent ils.
S'il est vrai que la cire et la propolis constituent un rempart contre la rouille, il en va autrement avec le miel.
Tout le monde sait que le miel est hygroscopique, c'est-à-dire qu'il a la propriété d'absorber l'humidité de l'air ambiant.
Un miel mouillé fermente et peut très facilement entraîner une corrosion importante de certaines parties métalliques.
En dépit du fait qu'un liquide fermenté dégage à la longue des odeurs désagréables, il peut très bien occasionner des dégâts importants au matériel.
De plus, le printemps est une période de l'année où le travail ne manque pas.
Alors pourquoi laver la miellerie au printemps quand on peut le faire à l'automne.

La photo du milieu représente la fameuse housse isolante (Bee Cozy wrap) pour un seul corps de ruche.
J'avais oublié de préciser hier que la remise accordée pour des achats en nombre est très intéressante.
Par palette (216 unités), le prix descend à 7,65 dollars par housse (5.42 euros).
Ces housses sont fabriquées en Ontario par la compagnie NOD Apiary products.

Ce même fabricant a mis en place un nouveau système (MITE AWAY II) pour traiter la varroase et l'acariose.
Grâce à des tampons carrés imprégnés d'acide formique, on peut ainsi traiter les ruches sur une période de 21 jours.
La photo du bas représente d'ailleurs le conditionnement des ces tampons choisi par NOD Apiary (10 tampons par container) .
Je diffuserai dès demain les autres photos que j'ai prises à Winnipeg l'autre jour.